Biorégion Île-de-France en 2050 : le scénario de l’Institut Momentum

Séminaire du 24 novembre 2017

Ruptures et continuités en Île-de-France à l’horizon 2050

Au cours de la trentaine d’années qui nous séparent de la moitié du présent siècle, nous estimons que les dérèglements écologiques considérables et inéluctables qui nous attendent constitueront la cause principale des évolutions du monde – et de l’Île-de-France – dans tous les domaines. Ce n’est plus l’économique qui est déterminant en dernière instance, c’est l’écologique qui devient facteur explicatif premier des phénomènes. Un bouleversement de cette ampleur, aussi rapide, est inédit dans l’histoire évolutive de l’humanité, inadaptée à de telles ruptures. Les signes avant-coureurs en sont pourtant perceptibles depuis les débuts de la révolution thermo-industrielle il y a deux siècles et plus encore depuis la fin de la seconde guerre mondiale. « Anthropocène » est le mot retenu par les scientifiques qui considèrent que ce bouleversement systémique est d’origine humaine. Lire la suite →

Dernières publications

L’effondrement n’est pas un bug mais une caractéristique

► Séminaire du 12 Octobre 2017 par Ugo Bardi
« Ce serait une consolation pour notre faiblesse et nos œuvres si toutes choses devaient périr aussi lentement qu’elles adviennent ; mais c’est ainsi, la richesse est lente,-la ruine est rapide. » Lucius Anneaus Sénèque (4 av J.-C. – 65 ap. J.-C.), Lettres à Lucilius, n.91, 6. Ce livre est dédié au phénomène qu’on appelle […]

Discipline historique et collapsologie

► Par Jean Autard, septembre 2017.
Une des limites à laquelle se trouve confrontée la réflexion sur un effondrement1 à venir, comme sans doute toute spéculation sur le futur, est un contraste entre la précision des données concernant les causes (par exemple des études de l’évolution des investissements dans la prospection pétrolière, une modélisation précise du changement climatique…) et la faiblesse […]

Les trente-trois prochaines années sur Terre

► Par Yves Cochet, 23 août 2017
Il y a trente-trois ans naissait Les Verts, première organisation unifiée de l’écologie politique en France. Jusqu’à aujourd’hui, les représentants de ce parti, puis ceux de son successeur EELV, ont rempli presque tous les types de mandats aux fonctions électives des institutions républicaines. Pour rien, à peu de choses près. Sous l’angle écologique de l’état […]

Philippe Bihouix : Inventer un monde de post-croissance

► Entretien paru dans Libération le 1er août 2017
A l’occasion du jour du dépassement de l’empreinte écologique terrestre, le 1er août, Libération a interrogé Philippe Bihouix, membre de l’Institut Momentum, sur les voies d’un autre système économique et social.

La cause animale : de l’éthique à la politique

► Par Corine Pelluchon, cinquante-cinquième séminaire de Momentum, 16 juin 2017
L’animalisme est un mouvement philosophique, culturel, social, composé de groupes et d’individus qui ont en commun de prendre au sérieux les animaux. Ici, l’objectif est de montrer que ce mouvement a de la profondeur. Il ne s’agit pas pas juste d’une mode ou d’un style de vie mais d’un projet global pour un monde plus […]

La Biorégion comme forme politique du milieu

► Séminaire du 19 mai 2017 par Isabella Tomassi
L’école territorialiste italienne réhabilite le territoire qu’elle préconise de traiter comme « une œuvre d’art », c’est-à-dire comme un objet qui a la particularité de ne pas résulter d’un façonnement par l’homme de matériaux inanimés mais d’être le produit d’un dialogue poursuivi entre des entités vivantes, l’homme et la nature, dans la longue durée de […]

Du nihilisme politique au temps de l’Anthropocène

► Par Flore d'Ambrosio Boudet, 5 mai 2017
A mes élèves, Depuis septembre, je vous parle de nihilisme. Aujourd’hui je voudrais vous parler d’immunologie politique. Et je veux vous expliquer le lien que je fais entre les deux. Je m’adresse à mes élèves actuels, passés, futurs ou virtuels. Je m’adresse à vous de là où je suis. Nihil : rien. Son opposé (totus) : tout. Le […]

L’économie : un processus de criticalité auto-organisée

► Par François Roddier, séminaire du 21 avril 2017
Comme tous les êtres vivants, les sociétés humaines sont des structures dissipatives. Elles s’auto-organisent suivant un processus universel auquel le physicien danois Per Bak a donné le nom de « criticalité auto-organisée ». La structure dissipative produit du travail mécanique en décrivant des cycles de Carnot autour d’un point critique. Il y a alternance entre une transition […]