
L’Europe face au pic pétrolier

Benoît Thevard, ingénieur conseil en énergie et membre de l’Institut Momentum, a publié une étude sur le futur de la production pétrolière et ses conséquences potentielles pour l’Europe. La vulnérabilité particulière de l’Europe est clairement mise en avant dans ce rapport. La planification de la descente énergétique, un des fondements des initiatives de transition, en ressort comme une des priorités d’action pour les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics.
Ce document très riche est intégralement disponible en téléchargement gratuit sur le site qui lui est consacré.
Vous y trouverez aussi des enregistrements vidéos du colloque de présentation de l’étude au parlement européen.

Automobiles : le prix de la démesure
La voiture fait partie intégrante de la vie quotidienne des Européens. Son utilisation présente des avantages pour ses utilisateurs. Reste que, selon une étude menée par la chaire de l’économie des transports de l’Université technique de Dresde (Allemagne) et présentée le 6 décembre au Parlement européen, le bruit, la pollution, le changement climatique, les accidents de circulation causés par les automobiles ne sont pas pris en compte dans les prix du marché. Ces externalités se retrouvent reportées sur d’autres citoyens, d’autres régions, et d’autres générations : « les personnes résidant le long des routes principales, les contribuables, les personnes âgées ne possédant pas de voiture, les pays voisins, les enfants, les petits-enfants et toutes les générations futures subventionnent le trafic actuel ». A court terme, « le tarif déloyal » des déplacements en automobile encourage leurs utilisateurs à prendre « des décisions économiquement et socialement fausses », note l’étude.
L’étude évalue l’ampleur de ces coûts cachés de la mobilité automobile et la manière dont ces coûts sont actuellement financés.
L’étude complète est disponible ici.

Penser la décroissance, Politiques de l’Anthropocène.

Penser la décroissance, Politiques de l’Anthropocène, premier ouvrage collectif de l’institut Momentum est paru aux Presses de Science Po.
Depuis les débuts de l’époque industrielle, il y a deux cents ans, les activités humaines ont profondément modifié les cycles de la nature, d’où le terme d’Anthropocène pour qualifier la période contemporaine. Alors que les stocks de combustible s’épuisent, la dissipation exubérante d’énergie liée aux économies fondées sur la croissance touche à sa fin. Quelles en seront les répercussions politiques, économiques et sociales sur un système fondé sur une soif sans limites de ressources naturelles ? Ère d’accélération, l’Anthropocène brille de ses derniers feux. Le XXIe siècle sera celui de la « descente énergétique ». Face à cette rupture profonde dans l’histoire des temps, adopter un autre modèle que le productivisme s’impose d’urgence. Cet ouvrage s’organise autour du constat d’échec des sociétés industrielles et se veut force de proposition pour des pistes de bifurcation.
Un colloque de présentation de l’ouvrage sera organisé à Sciences Po Paris le mardi 28 mai.
Programme du colloque:
17 h 30 : Ouverture par François GEMENNE, directeur du domaine ‘Développement durable’ aux Presses de Sciences Po, chercheur à l’Iddri-Sciences Po.
Première table ronde (18h-19h) : La crise des sociétés industrielles : modèles du monde, entropie, productivisme et leurres de la croissance verte, avec Yves COCHET (mathématicien, eurodéputé), François RODDIER (astrophysicien), Philippe BIHOUIX (ingénieur centralien). Modératrice : Agnès SINAI, directrice de l’ouvrage Penser la décroissance, journaliste.
Deuxième table ronde (19h-20h) : Bifurcations, descente énergétique, biens communs et résilience, avec Mathilde SZUBA (doctorante au Cetcopra — Paris 1), Luc SEMAL (docteur au Clersé — Lille 1) et Hugo CARTON (ingénieur centralien). Présentation par Alice le ROY, journaliste, professeur d’écologie urbaine.
Conclusion par Dennis MEADOWS, physicien (sous réserve)
La présentation du sommaire de l’ouvrage ici.
Toutes les informations concernant le colloque de présentation ici.

Conférence participative sur la transition énergétique

A l’occasion du débat national sur la transition énergétique, l’association Les Amis d’Enercoop organise une conférence participative sur la transition énergétique :
La transition énergétique en France,
quelle place pour les citoyens ?
Mercredi 24 avril 2013 de 19h à 21h
Espace Jean Dame
17 rue Léopold Bellan Paris 75002
Vous êtes convié(e)s à venir débattre sur cette question avec :
Anne BRINGAULT, présidente de l’association Les Amis d’Enercoop
Raphaël CLAUSTRE, directeur du CLER
Julien ROBILLARD, président du conseil d’administration d’Enercoop
Ronan DANTEC, sénateur de Loire-Atlantique
Alain GRAS, sociologue
Le débat national sur la transition énergétique vise à inciter l’ensemble des citoyens à se saisir de cette opportunité pour se prononcer sur les choix d’avenir en matière d’énergie, ce qui est une première pour ce secteur.
L’association Les Amis d’Enercoop organise une conférence participative dans le cadre du débat national afin de mettre en avant la place des citoyens dans la transition énergétique en France. Les thèmes abordés lors de la conférence seront : sobriété énergétique, atteinte du mix énergétique, choix en matière d’énergies et financement de la transition.
C’est donc autour d’intervenants reconnus pour leur expertise dans le domaine de l’énergie et leur vision de la place des citoyens dans ce secteur que l’association Les Amis d’Enercoop vous propose de venir participer à cette conférence.
Inscription obligatoire via le formulaire en ligne ici.

Situation de la centrale de Fukushima-Daiichi

Suite à la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, le laboratoire de la CRIIRAD a effectué un suivi spécifique de l’impact des retombées sur le territoire français. La CRIIRAD a pu apporter également un soutien scientifique à des ONG Japonaises, conduire une mission scientifique à Fukushima en mai –juin 2011 et contribuer à la création de laboratoires indépendants (CRMS). Ces actions ont pu être effectuées en partie sur les fonds propres de l’association CRIIRAD grâce au soutien de ses adhérents, et en partie grâce à une subvention de 34 180 Euros votée par le Conseil Régional Rhône-Alpes dans le cadre de la convention pluri-annuelle d’objectifs 2011–2013 signée avec la CRIIRAD (action C1).
Voir le dossier spécial Japon de la CRIIRAD et le blog veilleurs de Fukushima( http://fukushima.over-blog.fr/).

Conférence européenne du phosphore durable

Les 6 et 7 mars a eu lieu à Bruxelles la 1ère conférence européenne sur le phosphore durable (European Sustainable Phosphorus Conference 2013).
Cette conférence est le résultat à la fois d’initiatives de plus de 40 entreprises, instituts de recherche, ONG et gouvernements à travers la chaîne de valeur européenne du phosphore ainsi que des initiatives au sein de la Commission européenne (Livre vert sur les phosphates, révision de la réglementation sur les engrais, The raw materials initiative). L’objectif de la conférence est de sensibiliser à la nécessité d’une gestion plus durable du phosphore à l’échelle européenne, afin de faciliter la transition vers un environnement propice dans lequel une gestion économe et sobre du phosphore sera mise en place et un marché durable du phosphore recyclé sera créé.
Téléchargez le programme de la conférence ici.

Biens communs : comment (co-)gérer ce qui est à tous ?

Les biens communs, c’est un vocabulaire pour réenchanter notre imaginaire, une voie à défricher pour réussir la transition écologique et sociale.
Ni biens privés, échangés sur le marché et ne répondant qu’à une logique de profit individuel, ni biens publics, produit par l’Etat, les biens communs procèdent d’une autre démarche. Ils existent par la volonté de communautés qui s’organisent pour gérer collectivement une ressource afin d’en garantir la pérennité et l’accès à tous, parfois en interaction avec le marché, parfois avec l’Etat, parfois avec les deux. On pense souvent à l’eau, les forêts, l’air, les transports en commun, les langues, la connaissance, les ressources génétiques, le web, les monnaies, etc. Un rôle important y est dévolu au politique : celui de reconnaître et de soutenir ceux qui — de plus en plus nombreux — veillent à ces biens communs. Car les richesses dont ils sont générateurs ont pour noms : soutenabilité, lien social, qualité de vie, action collective…
Un colloque intitulé “Les biens communs : comment (co-)gérer ce qui est à tous ?” a été organisé le 9 mars 2012 à Bruxelles par les trois fondations politiques écologistes : Oikos, Green European Foundation (GEF) et Etopia.
Retrouvez ici le document très riche qui rassemble les textes issus du colloque.

Conférence Terra Vitae à Paris le 2 mars 2013

Terra Vitae accueille pour la première fois en France Jean-Martin Fortier, auteur de l’ouvrage « Le jardinier-Maraîcher » et maraîcher sur petite surface au Québec…
Jean-Martin possède plus de 10 années d’expérience en maraîchage biologique diversifié. En 2005 lui et sa compagne, Maude-Hélène Desroches ont fondé les Jardins de la Grelinette à Saint-Armand au Québec, une micro-ferme souvent citée au Canada et à l’étranger comme un modèle d’établissement alternatif en agriculture. Au cours des dernières années, leur entreprise à acquis une certaine reconnaissance du milieu agricole, notamment en obtenant un prix décerné par la Financière agricole du Québec pour l’excellence en relève agricole, et ce, malgré le fait que l’entreprise cultive moins d’un hectare de superficie. Il a été influencé par la permaculture et les travaux d’Eliot Coleman pour en arriver aux constats que cultiver intensément une petite surface présente de nombreux intérêts écologiques, mais également économiques, comme le démontre avec brio son expérience, performante depuis le début, avec seulement 0,8 hectare cultivé. Jean-Martin est également l’auteur du « Jardinier-maraicher », un livre paru en septembre 2012 aux éditions Écosociété dans lequel sont exposés les outils et techniques qui rendent possible la culture bio-intensive des légumes diversifiés.
La conférence “s’installer et bien vivre sur une ferme à échelle humaine” aura lieu le 2 mars à la Maison des Associations de Solidarité du 10/18 rue des Terres au curé dans le 13ème à Paris. Jean-Martin Fortier y partagera avec générosité et transparence les méthodes et astuces qui ont fait le succès de ses cultures et la rentabilité de sa micro-ferme. Cette conférence s’adresse autant au jardinier amateur qu’à une personne qui souhaiterait se lancer en agriculture écologique, de proximité et à échelle humaine.

The Anthropocene Project au HKW à Berlin

Depuis les débuts de l’époque industrielle, Homo faber s’est érigé en force géologique centrale et toute-puissante. Cette époque a commencé, il y a deux cents ans, avec les débuts de la révolution industrielle. Aujourd’hui, tous les cycles de la biosphère sont modifiés par les activités humaines — cycle du carbone, de l’eau, du phosphore.
L’Anthropocène est ce nouvel “âge géologique de l’humanité» proposé par les sciences de la Terre. Popularisé par le prix Nobel Paul J. Crutzen au tournant du millénaire, le terme est considéré comme l’un des concepts scientifiques les plus novateurs. Pour plus d’informations voir Jacques Grinevald et Agnès Sinaï.
Le Haus der Kulturen der Welt (HKW) est un espace berlinois consacré aux arts contemporains internationaux et un forum pour les développements et les discours actuels. Au cours des deux prochaines années, le HKW facilitera une exploration des multiples implications de l’Anthropocène sur la recherche, la science et l’art. Le transdisciplinaire “Anthropocene Projet” explore ainsi le concept en utilisant des méthodes de recherche et de présentation issues des arts et des sciences.
Si l’on suspend l’opposition entre l’humanité et la nature, comment changer nos perspectives et notre perception ? Est-il encore possible de penser des concepts tels que “artificiel” et “naturel” ? Si les transformations de la nature sont d’origine anthropique, comment cela impacte-t-il notre l’interprétation anthropocentrique de notre avenir ? Quel est l’impact de la notion de changements globaux sur les décisions politiques ? Quelle image de l’humanité naît de l’idée d’une nature façonnée par l’homme?
Autant de questions qui seront discutées dans le cadre de l’ “Anthropocene Project” qui s’ouvre du 10 au 13 janvier 2013 avec un archipel de pensées, de positions et de lignes de débat. L’ouverture examinera donc les questions fondamentales posées à et par “l’âge de l’humanité”. Penseurs de renom, artistes, cinéastes et universitaires des sciences naturelles et des sciences humaines se réuniront à travers une série de dialogues, de spectacles et de mises en scène afin de négocier et de discuter cette ère «post-Holocène” à travers une grande variété de points de vue.
Voir le site du projet et la plaquette détaillée du programme.

Hommage à Barry Commoner

“Maîtrisons-nous vraiment les pouvoirs considérables et tout neufs dont nous a dotés la science, ou devons-nous craindre de voir cette dernière échapper, peu à peu, à notre contrôle ?“
Barry Commoner, Quelle terre laisserons-nous à nos enfants ?, Seuil, 1969, p.22.
Barry Commoner est un éminent scientifique non-conformiste qui, plus que tout autre, et en avance sur son temps, contribua à fonder l’écologie politique. Ceux qui n’ont pas vécu la “contestation” des années 60 (les Sixties) et “la révolution de l’environnement” du début des années 70 du XXe siècle de l’ère chrétienne, ignorent sans doute le nom même de Barry Commoner. L’annonce de sa disparition pourrait bien inverser la clepsydre de l’oubli.
Lire l’intégralité de l’hommage de Jacques Grinevald à Barry Commoner sur le site du Sauvage.






