
Politique(s) de la décroissance, Propositions pour penser et faire la transition

Le livre Politique(s) de la décroissance, Propositions pour penser et faire la transition écrit par Michel Lepesant sortira dans les prochains jours en Librairie.
Il ne suffit plus de dénoncer l’impasse de la croissance, d’annoncer la catastrophe qui vient, de prophétiser tel ou tel effondrement. Ce livre explore de ce qui pourrait être la nouvelle phase de la décroissance définie comme transition d’une société de croissance à une société d’a-croissance. « Entre le rejet du monde d’hier et le projet de celui de demain, c’est d’un trajet dont nous avons besoin, pour ici et maintenant. Et pour ce faire, quels rapports les décroissants doivent-ils entretenir avec le/la/les politiques ? » annonce en introduction Michel Lepesant. Les initiatives concrètes et les expérimentations minoritaires tolérées par le système dominant sont-elles suffisantes pour préfigurer le monde convivial et serein de demain ? La juste critique du gaspillage ne risque-t-elle pas de dériver vers une injuste et indécente défense de la pénurie ?
Ce livre s’adresse aux décroissants et plus largement à tous ceux, et ils sont nombreux, que ce mot, cette philosophie ou ce mouvement, interpellent.
Michel Lepesant habite dans la Drôme où il tire un revenu d’existence de l’enseignement de la philosophie. Il anime le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC) et est à l’origine de plusieurs projets d’alternatives concrètes: co-fondateur d’une monnaie locale complémentaire, « la Mesure », d’une AMAP et d’une association de producteurs-consommateurs. Il vient de coordonner deux ouvrages collectifs: «Notre décroissance n’est pas de droite» (Ed. Golias, novembre 2012) et «L’antiproductivisme. Un défi pour la gauche ? » (Parangon, mai 2013).

L’Europe face au pic pétrolier

Benoît Thevard, ingénieur conseil en énergie et membre de l’Institut Momentum, a publié une étude sur le futur de la production pétrolière et ses conséquences potentielles pour l’Europe. La vulnérabilité particulière de l’Europe est clairement mise en avant dans ce rapport. La planification de la descente énergétique, un des fondements des initiatives de transition, en ressort comme une des priorités d’action pour les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics.
Ce document très riche est intégralement disponible en téléchargement gratuit sur le site qui lui est consacré.
Vous y trouverez aussi des enregistrements vidéos du colloque de présentation de l’étude au parlement européen.

Automobiles : le prix de la démesure
La voiture fait partie intégrante de la vie quotidienne des Européens. Son utilisation présente des avantages pour ses utilisateurs. Reste que, selon une étude menée par la chaire de l’économie des transports de l’Université technique de Dresde (Allemagne) et présentée le 6 décembre au Parlement européen, le bruit, la pollution, le changement climatique, les accidents de circulation causés par les automobiles ne sont pas pris en compte dans les prix du marché. Ces externalités se retrouvent reportées sur d’autres citoyens, d’autres régions, et d’autres générations : « les personnes résidant le long des routes principales, les contribuables, les personnes âgées ne possédant pas de voiture, les pays voisins, les enfants, les petits-enfants et toutes les générations futures subventionnent le trafic actuel ». A court terme, « le tarif déloyal » des déplacements en automobile encourage leurs utilisateurs à prendre « des décisions économiquement et socialement fausses », note l’étude.
L’étude évalue l’ampleur de ces coûts cachés de la mobilité automobile et la manière dont ces coûts sont actuellement financés.
L’étude complète est disponible ici.

Penser la décroissance. Politiques de l’Anthropocène.

Penser la décroissance. Politiques de l’Anthropocène, ouvrage de l’institut Momentum, est paru aux Presses de Sciences Po en avril 2013.
Depuis les débuts de l’époque industrielle, il y a deux cents ans, les activités humaines ont profondément modifié les cycles de la nature, d’où le terme d’Anthropocène pour qualifier la période contemporaine. Alors que les stocks de combustible s’épuisent, la dissipation exubérante d’énergie liée aux économies fondées sur la croissance touche à sa fin. Quelles seront les répercussions politiques, économiques et sociales de cette nouvelle donne sur un système fondé sur une soif sans limites de ressources naturelles ? Ère d’accélération, l’Anthropocène brille de ses derniers feux. Le XXIème siècle sera celui de la « descente énergétique ». Face à cette rupture profonde dans l’histoire des temps, adopter un autre modèle que le productivisme s’impose d’urgence.
Un colloque de présentation de l’ouvrage sera organisé à Sciences Po Paris le mardi 28 mai, 28, rue des Saint-Pères, 75007 Paris, amphithéâtre Caquot, de 17h30 à 20h .
Inscriptions en ligne au bas de la page
Programme du colloque:
17 h 30 : Ouverture par François GEMENNE, directeur du domaine ‘Développement durable’ aux Presses de Sciences Po, chercheur à l’Iddri-Sciences Po, et Agnès SINAI, directrice de l’ouvrage Penser la décroissance, journaliste.
Première table ronde (18h-19h) : La crise des sociétés industrielles : modèles du monde, entropie, productivisme et leurres de la croissance verte, avec Yves COCHET (mathématicien, eurodéputé), Philippe BIHOUIX (ingénieur centralien).
Modératrice : Agnès SINAI, directrice de l’ouvrage Penser la décroissance, journaliste.
Deuxième table ronde (19h-20h) : Bifurcations, descente énergétique, biens communs et résilience, avec Mathilde SZUBA (doctorante au Cetcopra — Paris 1), Luc SEMAL (docteur au Clersé — Lille 1) et Hugo CARTON (ingénieur centralien).
Présentation par Alice le ROY, journaliste, professeur d’écologie urbaine.
La présentation du sommaire de l’ouvrage ici.
INTERVENANTS :
Philippe Bihouix est ingénieur centralien. Il a côtoyé pendant quinze ans, notamment comme ingénieur– conseil, de nombreux secteurs industriels (bâtiment, énergie, chimie, transports, télécommunications, aéronautique, etc.). Il a également passé un an en république démocratique du Congo et en Angola en logistique humanitaire. Il est coauteur, avec Xavier de Guillebon, de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ? (EDP Sciences, 2010), qui traite de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, et pose les limites techniques et sociétales du recyclage, de l’économie circulaire et de la croissance verte.
Hugo Carton est ingénieur centralien, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, chercheur associé à l’institut Momentum. Il est l’auteur du rapport Freins et leviers des politiques de résilience locales en Europe, réalisé pour le groupe des Verts-ALE au Parlement européen (décembre 2012).
Yves Cochet a été ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin. Il est aujourd’hui député écologiste européen après avoir été parlementaire à l’Assemblée nationale de 1997 à 2011. Docteur en mathématiques, il est enseignant– chercheur à l’Institut national des sciences appliquées de Rennes de 1969 à 1997, où il oriente ses recherches vers la théorie des réseaux de neurones. Militant écologiste depuis quarante ans, il a participé aux combats antinucléaires et a prononcé de nombreuses conférences sur l’énergie, sur le dérèglement climatique, sur la décroissance. Il a notamment publié Quelle transformation de la société ?, avec Jean-Christophe Cambadélis et Gilbert Wassermann (Éditions de l’Atelier, 1995), Stratégie et moyens de développement de l’efficacité énergétique et des sources d’énergie renouvelable en France (La Documentation française, 2000), Sauver la Terre, avec Agnès Sinaï (Fayard, 2003), Pétrole apocalypse (Fayard, 2005), Antimanuel d’écologie (Bréal, 2009), Où va le monde ?, avec Jean-Pierre Dupuy, Susan George et Serge Latouche (Mille et Une Nuits, 2012).
Alice Le Roy est journaliste et agrégée d’anglais. Elle est chargée de cours d’écologie urbaine à l’IUT de Bobigny (Paris 13) après avoir été conseillère à la mairie de Paris sur les questions d’environnement de 2001 à 2010. Co– auteure du film documentaire Écologie, ces catastrophes qui changèrent le monde (2009), du livre Jardins partagés. Utopie, écologie, conseils pratiques (Terre vivante, 2008), elle a publié un entretien avec Elinor Ostrom dans la revue Écologie et Politique en mai 2011 (numéro 41). Elle est membre du collectif éditorial de la Revue des Livres (RdL).
Luc Semal est docteur en science politique au CERAPS (Université Lille 2). Il travaille sur les implications politiques et sociales de la crise écologique et a soutenu sa thèse sur le mouvement des villes en transition en 2012. Il est également membre du comité de rédaction d’Entropia. Il a co-écrit un chapitre dans l’édition française du Manuel de transition de Rob Hopkins (2010) et est chargé d’enseignement à Sciences Po Paris (politiques de décroissance) et à Sciences Po Lille (théorie politique de l’environnement).
Agnès Sinaï, cofondatrice et présidente de l’institut Momentum, est journaliste environnementale (Le Monde diplomatique, Entropia, LaRevueDurable, Actu– environnement) et auteure de divers ouvrages, dont Sauver la Terre, coécrit avec Yves Cochet (Fayard, 2003) et Labo-Planète, avec Catherine Bourgain et Jacques Testart (Mille et Une Nuits, 2011). Elle est également maître de conférences en mastère sciences et politiques de l’environnement à l’Institut d’études politiques de Paris où elle est initiatrice d’un cours sur les politiques de décroissance.
Mathilde Szuba est doctorante en sociologie de l’environnement, au Centre d’étude des techniques, des connaissances et des pratiques (CETCOPRA, Université Paris 1). Elle travaille sur les implications politiques et sociales du pic pétrolier et du dépassement des seuils d’irréversibilité environnementaux, notamment à travers l’étude des quotas individuels de carbone (cartes carbone). Elle a co-écrit un chapitre dans l’édition française du Manuel de transition de Rob Hopkins (2010). Elle est membre du comité de rédaction d’Entropia et de la revue Développement durable et Territoires.
RESUMÉ :
À l’heure où tous les clignotants de notre planète sont au rouge, il n’est pas illégitime d’interroger la validité de nos représentations. Comment, en effet, la mutation du monde qui nous entoure continue-t-elle de demeurer à ce point extérieure à nous ? Comment, malgré notre malaise, sommes-nous devenus à ce point clivés qu’aucune vision politique, aucune conférence internationale de l’environnement n’est parvenue, au cours des vingt dernières années, à engendrer des mesures proportionnées à la crise de la nature ? Le cortège de solutions technologiques et les promesses d’un retour à la croissance sont autant de mirages qu’on aimerait prendre pour des réalités afin d’éviter d’affronter un futur sans avenir. Dans la sidération générale et la fabrique du déni qui l’accompagne, l’Anthropocène sonne comme un fracas. Ce néologisme, forgé par le géochimiste Paul Crutzen au début des années 2000, opère une brèche dans nos visions continuistes. En donnant la mesure de l’accélération de la transformation de la Terre causée par les sociétés industrielles, il suggère un changement d’échelle temporelle. Les glaciologues mesurent au fond des glaces polaires un surdosage de gaz à effet de serre apparu depuis les débuts de l’industrialisation, d’une ampleur inédite par rapport aux 800 000 années précédentes. Les conditions climatiques actuelles, bouleversées, ne sont plus seulement naturelles. Jamais les éléments n’ont connu de transformation si rapide. L’énergie tirée du charbon, du pétrole et de l’uranium a conféré à Homo faber une capacité accélérée d’exploitation et de destruction de la nature. Alors que l’ère interglaciaire de l’Holocène s’illustrait par une remarquable stabilité des conditions naturelles et techniques, l’ère de l’Anthropocène est marquée par la modification des cycles de la biosphère, par le machinisme et le productivisme, alimentés par une nouvelle et gigantesque puissance : celle des énergies fossiles.
Comprendre cette rupture dans l’histoire des temps requiert tant une nouvelle focale qu’un nouveau vocabulaire. En moins de deux cents ans, les conditions de vie sur la Terre, âgée de 4,5 milliards d’années, auront été modifiées à une vitesse jamais connue. Quels seront les sédiments du futur légués par notre époque ? Des strates plastifiées au fond des océans ? Des gisements de déchets radioactifs ? L’énergie nucléaire est d’un autre ordre temporel que la force tellurique des plaques tectoniques ou le feu des volcans. Au Japon, sur les rivages de l’île de Honshu le 11 mars 2011, le déchaînement des éléments a révélé la démesure autant que la fragilité des machines thermo-industrielles. La catastrophe de Fukushima ne nous intime-t-elle pas de déployer une forme d’éveil non tributaire du rythme des machines ?Le volume des objets électro-industriels excède la capacité de compréhension de notre imagination et de nos sentiments, écrit le philosophe Günther Anders. Ce débordement des perceptions et de l’expérience immédiate, le philosophe le nomme « supraliminaire ». Notre entendement ne saisit pas les changements en cours. Que comprenons-nous du présent ? Presque rien. Scientifiques et lanceurs d’alerte nous envoient des signaux, mais notre appréhension du réel demeure limitée au local, au connu, au continu. Parce qu’il en va de même des catégories politiques, nous avons décidé de fonder un lieu de pensée autour de la question de l’Anthropocène, l’institut Momentum, dont cet ouvrage collectif est l’une des premières expressions. Choc des représentations, l’Anthropocène pourrait induire, outre une nouvelle ontologie des modes d’existence chère à Bruno Latour, une refonte des valeurs et des leviers de pilotage de nos sociétés.
Dans les chapitres à suivre, nous avons tenté de faire émerger de nouvelles perspectives. Dans une première partie, nous posons le décor, la genèse des sociétés de croissance : l’Anthropocène a une origine historique, matérielle et technique qui se joue dans l’Angleterre charbonnière des années 1750. Son emblème est la machine thermique, son énergie, le charbon, sa géopolitique, de forme coloniale (chapitre I). Comme le montre Yves Cochet (chapitre II), le productivisme demeure à l’origine de la plupart des représentations continuistes de nos sociétés, marquées par une projection du passé vers le futur, alors que d’autres modèles, non linéaires, intiment l’anticipation d’un effondrement possible. Le pic du pétrole conventionnel, l’hyperconnectivité des systèmes, l’interaction spéculaire des individus et des politiques, l’inflexibilité des valeurs sociétales sont autant de vulnérabilités et de facteurs d’inertie. L’entropie pourrait bien être le cheval de Troie de la croissance, expose François Roddier (chapitre III). L’astrophysicien compare les sociétés à des structures dissipatives qui engendrent du chaos à mesure qu’elles se développent, jusqu’à atteindre un seuil critique, à moins de parvenir à l’équilibre en révisant leurs modes d’auto-organisation.
Dans le présent ouvrage, François Roddier remonte aux origines de la science de la thermodynamique pour éclairer la crise de notre civilisation. La croissance repose non seulement sur de l’énergie, mais aussi sur des métaux qui connaîtront également un pic, écrit Philippe Bihouix (chapitre IV). Cet ingénieur a à cœur de dissiper quelques illusions, comme celles de la croissance verte et du recyclage, qui demandent un continuum énergétique que l’avenir ne garantit pas. A contrario, propose-t-il, il faudrait commencer à penser low tech plutôt que high tech. Dans une seconde partie s’ouvrent des bifurcations vers d’autres modèles que notre modèle productiviste. S’il ne s’agit pas de solutions clés en main, si aucune ne propose le remplacement miraculeux du pétrole par une autre énergie, l’ensemble pourrait concourir à de nouveaux standards mondiaux. Si l’énergie est au cœur des inégalités, comme l’avait compris Ivan Illich dès les années 1970, Mathilde Szuba propose des outils de justice énergétique et de sobriété conviviale en situation de pénurie, parmi lesquels la carte carbone (chapitre V). Certains territoires ont déjà commencé à mettre en œuvre des politiques locales de décroissance, dont l’épicentre d’avant-garde est la petite ville de Totnes, dans le Devon, en Angleterre. Dans cette ville et dans des centaines d’autres, des groupes de citoyens sont parvenus à se représenter la réalité imminente d’un effondrement énergétique des sociétés, explique Luc Semal (chapitre VI). Ils ont surmonté leur dissonance cognitive et se sont projetés dans un avenir postcroissant. À travers des pratiques de délibération, ils ont fait émerger des plans locaux de décroissance énergétique et de sustentation alimentaire. Ils ont pensé la résilience de leur territoire aux chocs climatiques, sociaux, énergétiques. Au cœur des catastrophes, ce concept de résilience a été investigué par Hugo Carton (chapitre VII), qui met en garde contre le risque d’une banalisation du désastre. La résilience, elle aussi, a ses limites. Pour éviter le délitement des sociétés, il faut renouer avec les biens communs et mettre en place des cadres favorables à leur émergence, afin que l’altruisme devienne une forme de sécurité collective, comme l’écrit Alice le Roy (chapitre VIII).
On l’aura compris, à l’ère de l’Anthropocène, le développement durable aura permis des actions à la marge, sans mettre en question le moteur du productivisme. C’est ce qu’exprime en conclusion de cet ouvrage le visionnaire Dennis Meadows qui tire, quarante ans plus tard, le bilan de The Limits to Growth, rapport d’alerte paru en 1972, et en appelle à préparer le déclin inéluctable des sociétés de croissance.
S’inscrire au colloque “Penser la décroissance” :

Conférence participative sur la transition énergétique

A l’occasion du débat national sur la transition énergétique, l’association Les Amis d’Enercoop organise une conférence participative sur la transition énergétique :
La transition énergétique en France,
quelle place pour les citoyens ?
Mercredi 24 avril 2013 de 19h à 21h
Espace Jean Dame
17 rue Léopold Bellan Paris 75002
Vous êtes convié(e)s à venir débattre sur cette question avec :
Anne BRINGAULT, présidente de l’association Les Amis d’Enercoop
Raphaël CLAUSTRE, directeur du CLER
Julien ROBILLARD, président du conseil d’administration d’Enercoop
Ronan DANTEC, sénateur de Loire-Atlantique
Alain GRAS, sociologue
Le débat national sur la transition énergétique vise à inciter l’ensemble des citoyens à se saisir de cette opportunité pour se prononcer sur les choix d’avenir en matière d’énergie, ce qui est une première pour ce secteur.
L’association Les Amis d’Enercoop organise une conférence participative dans le cadre du débat national afin de mettre en avant la place des citoyens dans la transition énergétique en France. Les thèmes abordés lors de la conférence seront : sobriété énergétique, atteinte du mix énergétique, choix en matière d’énergies et financement de la transition.
C’est donc autour d’intervenants reconnus pour leur expertise dans le domaine de l’énergie et leur vision de la place des citoyens dans ce secteur que l’association Les Amis d’Enercoop vous propose de venir participer à cette conférence.
Inscription obligatoire via le formulaire en ligne ici.

Situation de la centrale de Fukushima-Daiichi

Suite à la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, le laboratoire de la CRIIRAD a effectué un suivi spécifique de l’impact des retombées sur le territoire français. La CRIIRAD a pu apporter également un soutien scientifique à des ONG Japonaises, conduire une mission scientifique à Fukushima en mai –juin 2011 et contribuer à la création de laboratoires indépendants (CRMS). Ces actions ont pu être effectuées en partie sur les fonds propres de l’association CRIIRAD grâce au soutien de ses adhérents, et en partie grâce à une subvention de 34 180 Euros votée par le Conseil Régional Rhône-Alpes dans le cadre de la convention pluri-annuelle d’objectifs 2011–2013 signée avec la CRIIRAD (action C1).
Voir le dossier spécial Japon de la CRIIRAD et le blog veilleurs de Fukushima( http://fukushima.over-blog.fr/).

Conférence européenne du phosphore durable

Les 6 et 7 mars a eu lieu à Bruxelles la 1ère conférence européenne sur le phosphore durable (European Sustainable Phosphorus Conference 2013).
Cette conférence est le résultat à la fois d’initiatives de plus de 40 entreprises, instituts de recherche, ONG et gouvernements à travers la chaîne de valeur européenne du phosphore ainsi que des initiatives au sein de la Commission européenne (Livre vert sur les phosphates, révision de la réglementation sur les engrais, The raw materials initiative). L’objectif de la conférence est de sensibiliser à la nécessité d’une gestion plus durable du phosphore à l’échelle européenne, afin de faciliter la transition vers un environnement propice dans lequel une gestion économe et sobre du phosphore sera mise en place et un marché durable du phosphore recyclé sera créé.
Téléchargez le programme de la conférence ici.

Biens communs : comment (co-)gérer ce qui est à tous ?

Les biens communs, c’est un vocabulaire pour réenchanter notre imaginaire, une voie à défricher pour réussir la transition écologique et sociale.
Ni biens privés, échangés sur le marché et ne répondant qu’à une logique de profit individuel, ni biens publics, produit par l’Etat, les biens communs procèdent d’une autre démarche. Ils existent par la volonté de communautés qui s’organisent pour gérer collectivement une ressource afin d’en garantir la pérennité et l’accès à tous, parfois en interaction avec le marché, parfois avec l’Etat, parfois avec les deux. On pense souvent à l’eau, les forêts, l’air, les transports en commun, les langues, la connaissance, les ressources génétiques, le web, les monnaies, etc. Un rôle important y est dévolu au politique : celui de reconnaître et de soutenir ceux qui — de plus en plus nombreux — veillent à ces biens communs. Car les richesses dont ils sont générateurs ont pour noms : soutenabilité, lien social, qualité de vie, action collective…
Un colloque intitulé “Les biens communs : comment (co-)gérer ce qui est à tous ?” a été organisé le 9 mars 2012 à Bruxelles par les trois fondations politiques écologistes : Oikos, Green European Foundation (GEF) et Etopia.
Retrouvez ici le document très riche qui rassemble les textes issus du colloque.

Conférence Terra Vitae à Paris le 2 mars 2013

Terra Vitae accueille pour la première fois en France Jean-Martin Fortier, auteur de l’ouvrage « Le jardinier-Maraîcher » et maraîcher sur petite surface au Québec…
Jean-Martin possède plus de 10 années d’expérience en maraîchage biologique diversifié. En 2005 lui et sa compagne, Maude-Hélène Desroches ont fondé les Jardins de la Grelinette à Saint-Armand au Québec, une micro-ferme souvent citée au Canada et à l’étranger comme un modèle d’établissement alternatif en agriculture. Au cours des dernières années, leur entreprise à acquis une certaine reconnaissance du milieu agricole, notamment en obtenant un prix décerné par la Financière agricole du Québec pour l’excellence en relève agricole, et ce, malgré le fait que l’entreprise cultive moins d’un hectare de superficie. Il a été influencé par la permaculture et les travaux d’Eliot Coleman pour en arriver aux constats que cultiver intensément une petite surface présente de nombreux intérêts écologiques, mais également économiques, comme le démontre avec brio son expérience, performante depuis le début, avec seulement 0,8 hectare cultivé. Jean-Martin est également l’auteur du « Jardinier-maraicher », un livre paru en septembre 2012 aux éditions Écosociété dans lequel sont exposés les outils et techniques qui rendent possible la culture bio-intensive des légumes diversifiés.
La conférence “s’installer et bien vivre sur une ferme à échelle humaine” aura lieu le 2 mars à la Maison des Associations de Solidarité du 10/18 rue des Terres au curé dans le 13ème à Paris. Jean-Martin Fortier y partagera avec générosité et transparence les méthodes et astuces qui ont fait le succès de ses cultures et la rentabilité de sa micro-ferme. Cette conférence s’adresse autant au jardinier amateur qu’à une personne qui souhaiterait se lancer en agriculture écologique, de proximité et à échelle humaine.

The Anthropocene Project au HKW à Berlin

Depuis les débuts de l’époque industrielle, Homo faber s’est érigé en force géologique centrale et toute-puissante. Cette époque a commencé, il y a deux cents ans, avec les débuts de la révolution industrielle. Aujourd’hui, tous les cycles de la biosphère sont modifiés par les activités humaines — cycle du carbone, de l’eau, du phosphore.
L’Anthropocène est ce nouvel “âge géologique de l’humanité» proposé par les sciences de la Terre. Popularisé par le prix Nobel Paul J. Crutzen au tournant du millénaire, le terme est considéré comme l’un des concepts scientifiques les plus novateurs. Pour plus d’informations voir Jacques Grinevald et Agnès Sinaï.
Le Haus der Kulturen der Welt (HKW) est un espace berlinois consacré aux arts contemporains internationaux et un forum pour les développements et les discours actuels. Au cours des deux prochaines années, le HKW facilitera une exploration des multiples implications de l’Anthropocène sur la recherche, la science et l’art. Le transdisciplinaire “Anthropocene Projet” explore ainsi le concept en utilisant des méthodes de recherche et de présentation issues des arts et des sciences.
Si l’on suspend l’opposition entre l’humanité et la nature, comment changer nos perspectives et notre perception ? Est-il encore possible de penser des concepts tels que “artificiel” et “naturel” ? Si les transformations de la nature sont d’origine anthropique, comment cela impacte-t-il notre l’interprétation anthropocentrique de notre avenir ? Quel est l’impact de la notion de changements globaux sur les décisions politiques ? Quelle image de l’humanité naît de l’idée d’une nature façonnée par l’homme?
Autant de questions qui seront discutées dans le cadre de l’ “Anthropocene Project” qui s’ouvre du 10 au 13 janvier 2013 avec un archipel de pensées, de positions et de lignes de débat. L’ouverture examinera donc les questions fondamentales posées à et par “l’âge de l’humanité”. Penseurs de renom, artistes, cinéastes et universitaires des sciences naturelles et des sciences humaines se réuniront à travers une série de dialogues, de spectacles et de mises en scène afin de négocier et de discuter cette ère «post-Holocène” à travers une grande variété de points de vue.
Voir le site du projet et la plaquette détaillée du programme.






