23 juillet 2017

La cause animale : de l’éthique à la politique

Par Corine Pelluchon, cinquante-cinquième séminaire de Momentum, 16 juin 2017

Portrait de Corine Pelluchon par Emmanuelle Marchadour

L’animalisme est un mouvement philosophique, culturel, social, composé de groupes et d’individus qui ont en commun de prendre au sérieux les animaux. Ici, l’objectif est de montrer que ce mouvement a de la profondeur. Il ne s’agit pas pas juste d’une mode ou d’un style de vie mais d’un projet global pour un monde plus juste, selon une convergence assez récente entre les éthiques animales et environnementales. 

C’est une réflexion de philosophie politique. La philosophie politique porte non pas seulement sur la politique, mais aussi sur le politique. Elle implique de penser ce qu’est avoir une vie bonne, en l’occurrence dans la cohabitation entre les humains et les non-humains. Donc parler des animaux, c’est aussi mettre le projecteur sur un mode de développement, sur ce que notre rapport aux animaux dit de nous et de notre modèle de développement.

Premièrement, pourquoi un manifeste animaliste ? Ce qui est en jeu dans l’animalité, c’est le sort du genre humain. La cause de l’animal, c’est celle de l’animal.

Deuxièmement, qu’est-ce que ça veut dire politiser la cause animale ? En éthique, on peut être pur en pensant tout seul ; mais en politique non.

Troisièmement, quelles propositions concrètes faire aujourd’hui ?

Et pour finir, peut-être, un mot sur la dimension culturelle.

1. Pourquoi un manifeste animaliste ?

Un manifeste, c’est un document à l’intention des acteurs de l’histoire. Tout le monde est concerné par la cause animale, dans le sens où dès que nous vivons, nous avons un impact sur les animaux, parce qu’ils reçoivent les conséquences directes ou indirectes de notre mode de vie. Un manifeste est l’affirmation que la cause concernée est importante, mais aussi qu’elle est déjà entrée dans la cité. Il s’agit de l’aider à se structurer en l’aidant à sortir de la confidentialité et de la dénonciation. C’est un texte qui a une dimension utopique, mais pas seulement.

La dénonciation de la condition animale est un coup de projecteur sur un système d’exploitation des vivants, et sur un modèle de développement qui est au service de groupes, de lobbies. L’animalisme va de pair avec une critique de l’économisme, du fait que l’économie a perdu la place qui devrait être la sienne. L’économisme montre qu’on est dans une logique qu’on qualifiera, faute de mieux, de capitalisme, où les éleveurs et les animaux doivent produire toujours plus.

Il y a aussi dans la cause animale une réflexion éthique et culturelle, à travers la critique du spécisme, mot popularisé par Peter Singer pour désigner une discrimination injuste fondée uniquement sur l’espèce, alors que nous partageons sentience et vulnérabilité. C’est une critique des préjugés spécistes dans lesquels nous baignons. Il faut prendre conscience de l’ampleur du spécisme pour comprendre les difficultés à changer les choses. Il y a un écart persistant entre théorie et pratique : peu de gens aujourd’hui diraient que les animaux sont des machines, et pourtant on continue à les traiter comme tels. Cela veut sans doute dire que l’histoire ne change pas ou pas seulement par les idées.

Pourquoi manifeste « animaliste » ? Il s’agit de mettre l’animal au cœur de l’histoire. Il y a aujourd’hui l’émergence de cette cause parce qu’elle participe de la remise en question d’un modèle dont il faut sortir, qui est un modèle économique avec toujours davantage de production et de consommation. L’animalisme est une manière pour les jeunes activistes de dénoncer ce modèle. En affirmant ce terme, il s’agit de montrer le lien entre la cause animale et la justice.

Le livre est dans une logique de transition, c’est-à-dire qu’on se met sur une trajectoire de changement qui pourrait, peut-être, aboutir à une forme d’abolition. Un premier modèle : Robert Badinter, qui dit que l’abolition de la peine de mort ne se décide pas par référendum, parce que la justice n’est pas affaire de somme des opinions individuelles. Et un deuxième modèle : Abraham Lincoln, qui proposait en pleine guerre de Sécession des aides financières pour les États qui devraient mettre fin à l’esclavage, avec une approche assez pragmatique de la transition.

L’animalisme est un humanisme, on l’a vu avec la déconstruction (par de Fontenay, Derrida, etc.) de la condition animale ; mais aujourd’hui il faut un versant plus constructif. L’animalisme est un humanisme de la diversité et de la différence. C’est aussi en modifiant la manière dont l’humain se pense lui-même que l’on peut changer notre manière d’être à l’égard des animaux.

Une philosophie du corps, de la corporéité et de la matérialité du corps peut nous aider : l’individu est une fiction pratique, mais en questionnant cette fiction on peut réfléchir aux finalités du politique et rénover l’humanisme, sur la base d’une nouvelle philosophie politique.

Il s’agit donc de dire qu’il y a une universalité de la cause animale, fondée sur le partage d’une même vulnérabilité entre tous les humains, et entre les humains et les animaux. La cause animale est une cause stratégique parce qu’elle peut être l’un des leviers de la cause environnementale (par exemple à cause du coût environnemental et climatique de la production de viande).

2. La cause animale dans l’Histoire et son universalité

Descartes n’est pas le bad boy absolu, même s’il est perçu comme tel. Il y a dans plusieurs de ses textes une critique de la tendance à penser que tout est conçu pour soi, ce qui reviendrait à se penser central, comme Dieu. La rupture, ce n’est pas Descartes, c’est la deuxième révolution industrielle, avec l’émergence d’une forme d’individualisme prédateur. Il y a une accélération liée à la démographie et à la technique, mais ce n’est pas un projet qui aurait été théorisé dès le départ. Donc l’animalisme est une occasion de modifier cette trajectoire.

La maltraitance animale est le miroir de ce que nous sommes devenus. Mais c’est un miroir qui n’est pas anodin, qu’il est difficile de regarder. Les vidéos de dénonciation de la maltraitance animale suscitent des dissonances cognitives très inconfortables, et c’est pourquoi elles doivent être accompagnées par un discours (cf. Johana Macy, etc.).

Il y a d’abord eu l’âge théologique, où nos ancêtres vivaient pour eux-mêmes, mais pensaient qu’ils seraient jugés ensuite. Puis il y a eu l’âge des philosophies de l’Histoire, mais celui-ci prend fin avec la chute du mur de Berlin. Il y a ensuite ce que Arendt appelle la désolation, le fait de ne pas se sentir appartenir au monde : c’est l’âge de la désolation, qui commence avec l’individu perdant ce qui le relie aux autres, et sera donc tenté de rejoindre des mouvements de foule, etc. Aujourd’hui, cet âge de la désolation s’exprime par une volonté paradoxale de dominer et de s’emparer, selon des logiques consuméristes, avec un rapport assez décomplexé à la violence. Mais il y a aussi aujourd’hui l’âge du vivant, avec une réflexion sur la vulnérabilité et la finitude, les limites. L’animalisme naît de cette réflexion sur l’altérité.

3. Comment politiser la cause animale ? Outils et stratégies

Dire que les animaux ont une agentivité, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand on pense les droits de l’animal, le point de départ ne doit pas être l’humain, même si les choses sont très différenciées d’un animal à l’autre. En général, nous avons décidé des règles de coexistence au mépris des intérêts des animaux. Il s’agit donc de donner de la consistance à ce terme de zoopolitique : de fait, nous coexistons, nous cohabitons avec les animaux, donc il y a zoopolitique ; mais en creux, car en fait nos décisions se prennent selon le seul critère des intérêts humains.

Il faut donc se mettre à l’écoute de ce que les animaux nous disent d’eux, en tant que sujets politiques. Cela implique une égalité de considération des intérêts, selon une logique anti-spéciste ; mais pas nécessairement une égalité des droits et des conditions matérielles. Concrètement, cela veut dire par exemple de ne pas considérer les forêts « vierges » comme telles : elles ne sont pas vierges, elles sont habitées par des orang-outans et plein d’autres bestioles. « Créer les circonstances de la justice », c’est réfléchir à une organisation qui minimise les risques de devoir aller contre les intérêts des animaux, de devoir leur faire du mal.

Certains théoriciens parlent parfois de « co-citoyens » pour parler des animaux, mais cela porte à confusion, car la citoyenneté implique quand même un sentiment, au moins confus, d’appartenance à une même communauté ; or le chat s’en fiche que d’autres espèces disparaissent. Mieux vaut faut prendre au sérieux la différence, l’altérité qu’il y a entre nous et les animaux ; et ne pas la nier.

Les trois niveaux du combat politique :

– Le niveau normatif, constitutionnel.

– Le niveau institutionnel. Envisager peut-être pas une troisième chambre, mais un système méta-représentatif pour veiller à ce que les propositions de lois ne transgressent pas les intérêts des animaux. Il y a une tension entre la démocratie représentative, humaine et présentiste, et la cause animaliste. Comme pour l’écologie.

– Le niveau culturel, éducatif. Pour que les intérêts des animaux soient pris en compte, il faut engager des innovations dans la mode, dans l’alimentation, etc. Des alternatives doivent être proposées, par exemple les menus sans viande dans les cantines, etc. Mais ça ne doit pas n’être qu’une proposition éthique ; il faut faire entrer à l’école la connaissance des animaux, ces « professeurs d’altérité », apprendre à les aimer et à considérer leurs intérêts différents des nôtres.

Les deux temporalités du combat politique :

– Un temps long, qui pourrait à terme aller jusqu’à une forme d’abolition.

– Un temps plus court, celui du consensus et du compromis. Lorsque les gens débattent, ils vont se transformer. Si l’on se met dans cet état d’esprit, on constate que beaucoup de gens qui mangent encore de la viande sont en revanche très critiques envers la captivité des animaux sauvages. On peut donc avancer sur certaines choses comme la captivité des dauphins par exemple, mais en essayant d’avoir l’esprit de Lincoln, c’est-à- dire en essayant de penser les conditions de la transition pour ceux qui en vivent.

On peut lister l’ensemble des pratiques susceptibles d’être rapidement abandonnées, mais l’élevage n’en fait pas partie ; cela implique un changement beaucoup plus long, plus important. Ça ne peut pas être décrété et il faut en avoir conscience. Donc, l’animalisme se joue sur plusieurs fronts et pas seulement sur l’élevage.

Et surtout, tout cela n’a pas de sens si ce n’est pas relié à une réflexion sur notre rapport au monde et à l’altérité : « nous avons un monde à y gagner ». Nous avons tous à y gagner, même ceux qui ne sont pas encore convaincus.

4. Questions, réponses, remarques et autres digressions

Première salve de question :

Yves Cochet : tu as un peu attaqué, à juste titre, ce que l’on appelle en Occident le dualisme de la pensée, avec une troncature entre humains et non-humains. D’autres disent que les non-humains ont une valeur intrinsèque, même si tu n’as pas utilisé ce terme. Et d’autres encore disent que cet écocentrisme est anti-humaniste. D’autres comme Naess sont plutôt monistes, c’est-à- dire que l’être humain est dans la nature, sans coupure fondamentale : tous les êtres vivants ne sont pas sur le même plan, mais ils sont tous dans la même nature. Le problème, c’est que si tout est naturel, alors aussi tout est artificiel, donc une certaine ambiguïté. Alors, es-tu dualiste ou moniste, ou penses-tu qu’il faut dépasser cela ?

Corine Pelluchon : le dualisme nature-culture ne doit pas être dépassé par un monisme peu adapté. La proposition ici est plutôt de partir d’une philosophie de l’existence, à travers les « nourritures », c’est-à- dire tout ce qui me permet de vivre, pour acquérir une vision plus large de l’humain. Il s’agit donc de dépasser le dualisme sans tomber dans le même écueil que certaines éthiques environnementales qui sont dites monistes ou holistiques. Déjà chez Naess, c’est un peu plus subtil que ce qu’on en dit souvent : il y a chez lui une réflexion sur l’élargissement du sujet. C’est en partant de l’humain, en repensant ce qui a été gommé, notamment la corporéité du sujet, sa vulnérabilité et ses nourritures, qu’on peut penser un autre rapport au monde. Donc la proposition est de sortir de ces schémas qui sont déjà un peu vieux.

Deuxième salve de questions :

Dominique : l’holocène, c’est le moment où l’homme a commencé à élever et à exploiter, alors qu’avant il était chasseur-cueilleur. Ce faisant, il a fait beaucoup de bien au blé, que l’on retrouve aujourd’hui dans le monde entier, mais pas aux animaux. Mais ça a aussi nourri la croissance démographique.

Pénélope : il y a un rapport au danger comme réveil d’une certaine forme de prise de conscience par rapport à la cause animale. Les enfants sont bien enlisés aujourd’hui par les nouvelles technologies. Déséquilibre des richesses. Mais les animaux c’est important aussi. Je travaille dans un cirque sans animaux.

Marie-Pierre : rebondir sur comment mobiliser les gens, pour que cette après-midi puisse passer à des actes ayant des effets concrets pour le animaux et les humains. Tant qu’on moralisera la cause animale et celle de la nature, ça ne prendra pas. Il faut offrir des lieux pour que les enfants prennent conscience de la nature qui est en eux-mêmes, pour ensuite qu’ils puissent s’attacher à un petit carré de verdure, ou à une fleur. Mais pas commencer par des herbiers et des noms rébarbatifs.

Julie Celnik : vous utilisez le mot d’animalisme plutôt que celui d’anti-spécisme, pourquoi ? Et par ailleurs, vous critiquez le capitalisme à juste titre, mais il y a aussi chez les anti-capitalistes des formes de retour à la terre qui passent quand même par de l’exploitation animale.

Corine Pelluchon : ce qu’on connait aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec le libéralisme tel qu’il a été conçu au départ, Locke doit se retourner dans sa tombe. Ce que j’ai proposé aujourd’hui n’aurait sans doute pas beaucoup de sens hors du contexte très particulier qui est le nôtre aujourd’hui, celui de l’Anthropocène : c’est dans ce contexte que ça a un sens de critiquer cette exploitation sans limite, sans aucune limite. Il y a un végétarisme philosophique, celui de Plutarque, un peu atemporel (« qui suis-je pour faire couler le sang des bêtes quand je peux faire autrement ? »), et un autre militant, plus contextualisé, lié à la honte que l’on éprouve quand on voit comment nous traitons les bêtes aujourd’hui, dans une logique d’exploitation sans aucune limite. Autre réponse : les anti-capitalistes qui élèvent des chèvres, certes, mais ils ne font pas de l’élevage industriel. Pourquoi pas anti-spéciste ? Parce que je n’aime pas le terme « anti », ce n’est pas Lincoln, or j’aime Lincoln et la générosité de Lincoln. L’animalisme en revanche c’est un mouvement déjà constitué, dont le dernier niveau est cet humanisme rénové dont j’ai parlé. Que faire pour changer les choses ? Il y a aujourd’hui une éducation qui pousse à l’individualisme, et pas à la pitié pour les bêtes, cet amour des animaux qui sont nos professeurs d’altérité. D’un côté il faut apprendre à reconnaître l’altérité et la différence qui est celle des animaux, et en même temps ils vont nous aider à comprendre que nous ne sommes pas que des cerveaux sur pattes. On peut avoir peur du fait que nous éduquons des gens qui n’ont pas accès à tout cela.

Troisième salve de questions :

Agnès Sinaï : c’est émouvant, mais en même temps on a l’impression que les conditions de ce que tu décris sont stables. Or est-ce que ce système n’est pas amené à s’effondrer à terme, et avec lui le système d’exploitation des animaux qui fonctionne par flux de matière et d’énergie ? Par ailleurs, quid de la décroissance, est-ce qu’on va vers une forme de survie joliment organisée dans le cadre des bio-régions, ou moins joliment organisée dans le cadre de l’effondrement ? Est-ce que ce chaos va favoriser une forme de retour du sauvage ? Bref j’ai un peu du mal, d’une part parce que je ne suis pas philosophe, d’autre part parce que je pense à l’effondrement, à ce que pourrait être un humanisme aujourd’hui. Et je ne suis pas sûre que nous ne soyons pas dans une communauté de destin avec les animaux exploités, dans la mesure où nous sommes aussi victimes de ce système, avec une vie nue, vulnérable.

Arthur : j’aimerais ton avis, et éventuellement ton conseil, concernant la partie militante de la chose. Ici nous avons l’habitude, par notre culture académique, à aller de la réflexion vers l’action. C’est ce qui s’est passé pour l’humanisme, c’est ce qui se passe pour l’animalisme… Mais aujourd’hui on réfléchit à l’Anthropocène et à l’idée d’effondrement, mais on reste dans l’intellect. Il n’y a pas encore de manifestation collapsologiste. On est les premiers à savoir et les derniers à pouvoir agir, d’où une certaine compression des possibilités de passage de la réflexion à l’action.

Benoît Thévard : un cas pratique, un cas de conscience. Des amis m’ont emmené dans la vallée des singes, et je me suis dit que ce serait horrible. Et en arrivant là, dans cette situation de captivité, je me rends compte que toute la communication est tournée vers l’alerte contre la destruction des milieux naturels et l’extinction des espèces.

Christophe Laurens : je ne crois pas du tout que nous sommes les premiers à savoir et les derniers à pouvoir agir ; je pense au contraire que nous agirons encore beaucoup.

Yves Cochet : je suis assez collapsologue et catastrophiste. Du coup je pense qu’en 2050 il n’y aura plus de bagnoles, ou presque plus, mais du coup il y aura de la traction animale. D’où la proposition que j’avais faite de développer les haras nationaux.

Corine Pelluchon : il y a une nuance importante entre exploitation et utilisation. Par exemple, les chiens d’aveugle et les chiens de berger peuvent prendre du plaisir à travailler, c’est une utilisation qui n’est pas une exploitation. On peut tout à fait utiliser les animaux au cas par cas quand chacun y trouve son compte, mais à condition de ne pas sombrer dans l’exploitation – c’est-à- dire dans ce système où l’animal n’a pas la possibilité de se reposer, d’avoir une vie, de voir ses intérêts pris en compte. Autre réponse : oui, effectivement, nous ne sommes sans doute pas les derniers à pouvoir agir, mais dans l’idée d’Anthropocène il y a une idée d’urgence à cause des seuils d’irréversibilité globaux. La difficulté avec le réchauffement climatique, c’est qu’on a beau savoir, ça reste assez abstrait ; la cause animale en revanche, cela touche quelque chose de très archaïque chez l’être humain ; donc il y a sans doute une forme d’inspiration possible pour la cause environnementale, une forme de convergence possible entre mouvement animaliste et mouvement écologiste. Autre réponse sur la collapsologie : la Chine et l’Inde consomment beaucoup de viande aujourd’hui, ce qui crée une demande énorme ; donc il y a certes des alternatives, mais elles sont très limitées. Sur la vallée des singes : là encore, il y a des nuances de captivité. Moi je parlais surtout des cirques ou des delphinariums où il y a exploitation des animaux.