Assises de Technologos Technique, médecine et santé – 16 et 17 septembre 2016

 

 

16-17 septembre 2016

École des Hautes Études en Sciences sociales
105, boulevard Raspail, Paris 6e

 

Une première série de questions interroge le champ médical. Non pas seulement la culture commune de la corporation médicale du XXe siècle et du début du XXIe, mais bien la tradition héritée de l’antiquité grecque, qui appartient à tous (au même titre que la politique, la philosophie, les sciences, le théâtre). Comment s’opère la technicisation de la médecine ? Quels bénéfices, quels risques engendre-t-elle pour les soignants, pour les patients et pour les bien-portants ? Comment la science, la technique, le marché, la santé parfaite influencent-ils l’institution de la médecine dite moderne ? La médecine peut-elle s’affranchir du discours technicien moderne ? Peut-elle inspirer des traitements plus effectifs des grands maux collectifs, voire une authentique prévention ?

Une autre série de questions interroge les relations entre les organisations techno-industrielles au sens large, la santé des personnes et la salubrité de l’environnement. Enfin, l’importance des constructions mythologiques dans les actions humaines conduit à rechercher des imaginaires plus féconds susceptibles de préserver la permanence des conditions d’une vie humaine digne.

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Coordonnateurs

Michel Cucchi, assises@technologos.fr

Joël Spiroux de Vendômois, criigen@criigen.info

Terre 2.0. Comment ne pas manger la Terre ?

Jeudi 9 juin 2016,  journée d’études à  Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Salle M.&D. Lombard, 9h-18h)  96 Bd Raspail, Paris 6e. Entrée libre.

Avec l’Anthropocène est apparu le géopouvoir, dont l’enjeu est de refaire et piloter la Terre. Mais ce projet implique l’éradication de la nature, des non-humains, et en définitive de toute altérité. Quels tournants ontologiques, écologiques et cosmopolitiques seraient capables d’enrayer ce processus cosmophagique ? Cette journée d’étude sera notamment l’occasion de discuter les livres récents de Frédéric Neyrat Enquête sur la part inconstructible de la Terre (Seuil, 2016) et de Eduardo Viveiros de Castro, The Relative Native (Hau Books, 2016).

Matin : 9h30 : Accueil

1/ 9h45-10h25 : Conférence de Philippe Descola : Humains, trop humains ? (quelque chose dans la lignée de l’intervention de nov. au Coll. de France)

2/ 10h25-11h05 : Conférence d’Eduardo Viveiros de Castro Perspectivisme cosmologique : culture, nature, supernature

3/ 11h10-12h30 : Table-ronde : Quelles cosmopolitiques non-modernes ? Modérateur : Frédéric Neyrat. Discussion autour des deux interventions précédentes avec Eduardo Viveiros de Castro, Philipe Descola, Barbara Glowczewski, Nathalie Blanc.

Après-midi : Session 2. Politiques de la Terre

Modérateur : Sebastian Grevsmühl

14h00-14h25 : Christophe Bonneuil : Une histoire du géopouvoir

14h25-14h50 : Déborah Danowski : Le dernier homme

14h50-15h15 : Christophe Laurens : Ce qui nous anime

15h15-15h45 : discussion

15h45-16h00 : pause

 

Modérateur : Christophe Bonneuil

 

Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère

Lorsque la langue usuelle ne permet plus d’exprimer ce qui demande à être articulé d’urgence, c’est qu’il est temps d’apprendre un nouveau vocabulaire. Ce livre nous l’offre, et en premier lieu nous montre qu’il ne faut pas confondre décroissance et récession. Les concepts qu’il présente nous invitent à organiser notre vie d’une façon différente, dans une société plus juste et durable. Ce dictionnaire est constitué de plus de 50 entrées écrites par les plus grands spécialistes. Il présente les concepts clé de ce débat d’une façon concise et pratique. Il expose et étudie tous les courants de pensée, les imaginaires et les pistes d’action qui composent le puzzle de la décroissance. Il ouvre très concrètement la voie à une indispensable réorientation de l’économie pour vivre de façon durable et prospère.

L’ouvrage est déjà paru en Grande-Bretagne chez Routledge et en Espagne chez Icaria. Il paraîtra dans les mois prochains en Italie, au Brésil, en Allemagne, en Croatie et en France.

Un site sur le livre existe dans une version anglaise :

http://vocabulary.degrowth.org/

et montre l’écho qu’il a déjà eu dans le monde.

Ce livre est publié avec le soutien de l’Institut Momentum.

Décroissance.Vocabulaire pour une nouvelle ère, coordonné par Giacomo D’Alisa, Federico Demaria et Giorgos Kallis. Editions Le Passager Clandestin, novembre 2015, 25 €, 520 pages.

Momentum à Marjolaine dimanche 8 novembre 2015

Le salon Marjolaine accueille une conférence proposée par l’Institut Momentum ce dimanche 8 novembre 2015 à 14h, Parc floral de Paris, Bois de Vincennes

 

Survivre et vivre au temps de l’Anthropocène

 Renommer notre ère Anthropocène apparaît de plus en plus pertinent aux géologues. Ceux-ci découvrent que l’Homme des sociétés industrielles, devenu force géologique, lèguera des traces de grande ampleur aux générations futures : radionucléïdes dans l’atmosphère, nitrates dans les sols, technofossiles, particules de plastique dans les océans… Quels sont les risques d’effondrement inhérents à cette emprise démesurée ? Quelles sont les voies pour corriger la trajectoire et affronter les catastrophes ?

Débat animé par Yves Cochet, président de l’Institut Momentum, ancien ministre de l’Environnement.
 Agnès Sinaï Fondatrice de l’Institut Momentum, directrice de l’ouvrage Economie de l’après-croissance. Politiques de l’Anthropocène II (Presses de Sciences Po, parution août 2015).
 Raphaël Stevens Co-auteur de Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2014) et de Visages de la résilience (Editions Charles-Léopold Meyer, parution automne 2015).
 Mathilde Szuba, enseignante à Sciences Po Lille.

Comment penser l’Anthropocène ? Anthropologues, philosophes et sociologues face au changement climatique. Vidéo du colloque des 5 et 6 novembre 2015

L’Institut Momentum est partenaire de ce colloque organisé par la Fondation d’écologie politique qui s’est déroulé les 5 et 6 novembre 2015 au Collège de France, 11 Place Marcelin Berthelot, Paris 5ème

voir les vidéos du colloque

L’hypothèse de l’anthropocène implique que l’histoire humaine et celle de la nature se rencontrent, ce qui revient à affirmer l’unification de l’humanité, considérée comme une force naturelle. Que signifie l’unité de l’humanité ainsi appréhendée dès lors que l’on constate que le poids des populations humaines dans le changement global est inégal, et qu’elles en seront différemment atteintes ? Que signifie-t-elle au regard d’une approche anthropologique qui a toujours insisté sur la diversité des humains pour saisir l’humain? Et si la recherche d’un accord commun entre les nations rend nécessaire la définition d’un intérêt général, sur quelles bases politiques et scientifiques penser cette unité ?

Plénières

Jeudi 5 novembre 2015


9h – 10h

Philippe Descola (Collège de France)

– Humain, trop humain ? –


10h-10h45

Valérie Masson-Delmotte (Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement & GIEC)

– L’Anthropocène au regard des sciences du climat : du passé aux futurs possibles –


17h-18h

Dominique Bourg (Université de Lausanne)

– L’Anthropocène : accomplissement moderne ou fin de la modernité ? –


18h-19h

Dale Jamieson (New York University)

– How to Live in the Anthropocene –


Vendredi 6 novembre 2015


9h – 10h

Isabelle Delpla, (Université Lyon 3)

– Ailleurs, l’herbe était plus verte. Les limites du paradigme migratoire –


15h45-16h45

John Broome (University of Oxford)

– Do Not Ask For Morality –


17h-18h

Bruno Latour (Sciences Po)

– The Notion of ‘Critical Zones’ and the Redefinition of Territories –


18h-19h

– Table ronde de conclusion –

Catherine Larrère (Université Paris I Panthéon Sorbonne, Présidente de la Fondation de l’Écologie Politique)

Pierre Ducret (PDG CDC Climat – Caisse des dépôts et consignations)

John Crowley (Chief of Section – Research, Policy and Foresight – Sector for Social and Human Sciences UNESCO)

Pascal Durand (Député européen Verts /ALE)

Cinq regards sur le climat de l’Anthropocène

Cinq regards sur le climat de l’Anthropocène

Colloque du mercredi 30 septembre 2015

organisé par l’Institut Momentum

en partenariat avec la Fondation de l’Écologie politique,

la Caisse des Dépôts et les Presses de Sciences-Po

Visionner le colloque

Ouverture par Isabelle Laudier, Directrice de l’institut CDC pour la recherche, et François Gemenne, Directeur exécutif du programme Politiques de la Terre
(Sciences Po – USPC), Directeur du domaine Développement Durable aux Presses de Sciences Po et de l’ouvrage L’Enjeu mondial. L’environnement (Presses de Sciences Po, 2015)

15h15 – 17h00. Premier dialogue, modéré par Mathilde Szuba, administratrice de Momentum, avec :
Ugo Bardi, Professeur de Chimie à l’Université de Florence. Dernier livre paru : Le Grand Pillage, Comment nous épuisons les ressources de la planète, Les Petits matins, 2015.
Amy Dahan, Directrice de recherche au CNRS, historienne des sciences. Dernier livre paru (avec Stefan Aykut), Gouverner le climat ? 20 ans de négociations climatiques, Presses de Sciences Po, 2015.
17h00 – 17h15. Intermède. Lucile Schmid, Vice-présidente de la Fondation de l’Écologie politique : Les enjeux de la COP 21.
17h30 – 19h00. Second dialogue, modéré par Christophe Bonneuil, administrateur de Momentum, avec :
Valérie Masson-Delmotte, Directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, membre du GIEC. Dernier livre paru : Parlons Climat  (avec C. Cassou), La Documentation française, 2015.
Maxime Combes, économiste, membre d’Attac France. Dernier livre à paraître : Sortons de l’âge des fossiles –Manifeste pour la transition, collection Anthropocène, Le Seuil, octobre 2015.

 

Conclusion : Agnès Sinaï, fondatrice de l’Institut Momentum, directrice de l’ouvrage Economie de l’après croissance (Presses de Sciences Po, 2015), Yves Cochet, Président de l’Institut Momentum

 

Photo : Franck Helin

Economie de l’après croissance. Politiques de l’Anthropocène, tome II

 

Economie de l’après-croissance. Politiques de l’Anthropocène II

Agnès Sinaï (dir.)

A l’ère de l’Anthropocène, les sociétés industrielles sont devenues aussi puissantes que les forces géologiques. Le productivisme, véritable socle de notre culture, catalyse l’illusion d’un mouvement perpétuel, déconnecté de la Terre.

Cette nouvelle publication de l’Institut Momentum trace les contours d’une économie biophysique, encastrée dans les cycles de la nature, ralentie, locale, et sobre. A l’horizon de ce nouveau paradigme, la décroissance apparaîtra non pas tant comme une contrainte que comme une nécessité éthique et physique.

Agnès Sinaï est fondatrice de l’Institut Momentum. Elle est également enseignante à Sciences Po, journaliste environnementale et a dirigé Penser la décroissance. Politiques de l’Anthropocène (tome I) (Presses de Sciences Po, 2013).

Avec les contributions de : Philippe Bihouix – Christophe Bonneuil – Thierry Caminel – Alice Canabate – Yves Cochet – Paul Jorion – Virginie Maris – Dominique Méda – François Roddier – Agnès Sinaï

Presses de Sciences Po, septembre 2015

259 pages

14 €

Petit traité de résilience locale

Dans les années à venir, nous devrons faire face aux impacts du réchauffement climatique, à la dégradation accélérée de notre environnement, et à la raréfaction des ressources qui maintiennent notre civilisation en vie, trois bouleversements qui vont s’accompagner de profonds changements sociétaux.

Désormais, il s’agit de s’y préparer, car il est possible qu’il soit trop tard pour infléchir les trajectoires. Comment ? En développant notre résilience, cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer.

Mot d’ordre du mouvement des villes en transition, mobilisateur pour certains, synonyme de résignation pour d’autres, la résilience a plusieurs facettes. Elle s’adresse aux individus, aux collectivités et aux élus locaux qui se trouvent en première ligne pour maintenir les fondamentaux de notre société – santé, alimentation, transport, ressources vitales, énergie, habitat.

Loin de prôner le repli sur soi, les stratégies de résilience encouragent le partage, la coopération, l’autonomie créatrice et l’imagination de tous les acteurs locaux. Les auteurs nous offrent une boussole qui pourrait bien s’avérer utile pour traverser ce siècle sans chavirer.

Agnès Sinaï est fondatrice en de l’Institut Momentum, journaliste indépendante (Le Monde diplomatique, La Revue durable, Actu-environnement) et auteure. Raphaël Stevens est chercheur indépendant, formateur, auteur, spécialisé en résilience des systèmes socio-écologiques. Hugo Carton est ingénieur centralien, diplômé de Sciences Po. Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Il est chercheur indépendant, formateur, auteur et conférencier. Tous sont chercheurs associés à l’Institut Momentum.

Editions Charles Léopold Mayer, septembre 2015

110 pages, 9 €

Le Prasino Instituto à Athènes, écologiste et décroissant

Le « Prasino Institouto », ou Institut Vert, en Grèce, est une foundation non-gouvernementale et sans but lucratif. Créée en mars 2011, elle s’est donné pour but l’étude, l’analyse et la dissémination de la pensée écologique et de l’écologie politique dans tous leurs aspects. L’Institut a été créé à l’initiative du Parti Vert de Grèce (Oikologoi Prasinoi). Bien qu’il soit affilié au Parti Vert, l’Institut maintient à son égard une certaine indépendance.

Le Prasino Institouto promeut les activités de recherche et de documentation sur l’environnement, la société, l’économie et la politique avec une perspective d’écologie politique. Ses principaux centres d’intérêt sont les énergies renouvelables, les ressources naturelles, la production alimentaire, l’agriculture, la pêche, le travail, les valeurs démocratiques, les droits humains et les droits animaux, les questions de genre et l’action non-violente.

En 2014, l’Institut a publié un recueil d’articles sur la décroissance de Serge Latouche, Juan Martinez-Alier, Giorgios Kallis etc., traduits en grec sous le titre : « 11 textes pour la décroissance : Au-delà de dilemme entre développement et austérité » («11 κείμενα για την αποανάπτυξη: Πέρα από το δίλημμα λιτότητα ή ανάπτυξη»). Le sujet de la décroissance suscite d’autant plus d’intérêt que, depuis 2010, les échecs des politiques libérales à opérer une relance économique en Grèce ont ouvert une fenêtre de discussion pour des modèles économiques divergents et auparavant inaudibles. En avril 2013, le Prasino Institouto a organisé une conférence-débat intitulée « Beyond Growth/Degrowth: changing Greece’s cultural paradigm », avec Stavros Agoglossakis, Mauro Bonauiti, Mary Mellor, Valter Bonan et Igor Matutinovic.

Or Noir. La grande histoire du pétrole, par Matthieu Auzanneau

Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu’à la quête frénétique d’un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les « Sept Soeurs ») jusqu’au pétrole de schiste, Or noir retrace l’irrésistible ascension de la plus puissante des industries.
Dans cette fresque passionnante, on croise les personnages centraux des cent dernières années – Churchill, Clemenceau, Roosevelt, Staline, Hitler, De Gaulle, Kissinger, sans oublier les présidents George Bush père et fils… –, mais aussi John Rockefeller, probablement l’homme le plus riche de tous les temps, ainsi que des personnalités moins connues ayant joué des rôles décisifs, tels Calouste Gulbenkian, Abdullah al-Tariki ou Marion King Hubbert. Ce livre éclaire d’un jour inattendu des événements cruciaux – l’émergence de l’URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d’Irak, la crise de 2008, etc. –, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l’origine des plus grands déchaînements du siècle passé, comme du sucre versé sur une fourmilière.
Jusqu’à une date récente, l’emprise du pétrole s’oubliait ; elle allait tellement de soi. Croissance, climat, guerre, terrorisme : cette emprise ressurgit aujourd’hui à travers de gigantesques menaces. Or notre avenir dépend de celui que nous donnerons au pétrole, ou bien de celui qu’il nous imposera. La fin du pétrole, en tant que carburant de l’essor de l’humanité, devrait se produire bien avant que ce siècle ne s’achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin va nous conduire…

 
Matthieu Auzanneau est l’auteur du blog « Oil Man, chroniques du début de la fin du pétrole », publié par Le Monde depuis 2010. Journaliste spécialiste des questions à la croisée de l’économie et de l’écologie (Le Monde, Arte, « Envoyé Spécial », Terra Eco, etc.), il est en charge de la prospective au sein du Shift Project, groupe de réflexion sur la transition énergétique

La Découverte, 718 pages, 14,99 €. Paru en mars 2015.