Les récits de l’effondrement

Rapport pour le ministère de la transition écologique, par Alice Canabate, 18 novembre 2020

Nous assistons aujourd’hui à une écologisation « tendancielle » de la société. Des sensibilités pour les éco-gestes aux actions militantes de désobéissance les plus offensives telles que le prône Extinction Rebellion, en passant par la participation à des mobilisations de grande ampleur telles que les Marches pour le Climat : l’écologie – qu’elle soit conventionnelle, électorale ou non-conventionnelle, protestataire – est aujourd’hui l’objet d’une réelle prise de conscience. Et ceci notamment car, depuis une quarantaine d’années, études et rapports scientifiques ne cessent de nous informer sur l’état de la planète, ce que l’on doit réduire, ce qu’il faut réorienter. Réorganiser les modes de vies et les modes d’être peut néanmoins emprunter différentes formes : en la matière, les imaginaires sociaux sont nombreux, allant de la croissance verte soutenue par des solutions technologiques aux initiatives post-croissanciste visant des formes d’autosuffisance, de rationnement et de sobriété fortes ; les écarts de transformations socio-culturelles que ces visions impliquent sont élevés et non exempts de conflits de représentations. La plausibilité d’une saturation critique, issue de boucles de rétroactions conduisant in fine les sociétés humaines vers des situations difficilement maitrisables, est par ailleurs de plus en plus forte. Lire la suite →

Les récits de l’effondrement

Rapport pour le ministère de la transition écologique, par Alice Canabate, 18 novembre 2020

Nous assistons aujourd’hui à une écologisation « tendancielle » de la société. Des sensibilités pour les éco-gestes aux actions militantes de désobéissance les plus offensives telles que le prône Extinction Rebellion, en passant par la participation à des mobilisations de grande ampleur telles que les Marches pour le Climat : l’écologie – qu’elle soit conventionnelle, électorale ou non-conventionnelle, protestataire – est aujourd’hui l’objet d’une réelle prise de conscience. Et ceci notamment car, depuis une quarantaine d’années, études et rapports scientifiques ne cessent de nous informer sur l’état de la planète, ce que l’on doit réduire, ce qu’il faut réorienter. Réorganiser les modes de vies et les modes d’être peut néanmoins emprunter différentes formes : en la matière, les imaginaires sociaux sont nombreux, allant de la croissance verte soutenue par des solutions technologiques aux initiatives post-croissanciste visant des formes d’autosuffisance, de rationnement et de sobriété fortes ; les écarts de transformations socio-culturelles que ces visions impliquent sont élevés et non exempts de conflits de représentations. La plausibilité d’une saturation critique, issue de boucles de rétroactions conduisant in fine les sociétés humaines vers des situations difficilement maitrisables, est par ailleurs de plus en plus forte. Lire la suite →

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