L’écologie et la narration du pire : récits et avenirs en tensions

Face aux catastrophes annoncées, aux risques d’effondrements et aux désarrois qu’ils suscitent, est apparue en France une « bataille des récits » où s’entremêlent études scientifiques, travaux de vulgarisation, mais également communautés et collectifs affinitaires.

Les « grands récits » des XIXe et XXe siècles ayant fait faillite, il est courant d’entendre aujourd’hui que de nouveaux récits collectifs doivent émerger. Des nouveaux récits dont on attend qu’ils répondent aux inquiétudes et redonnent de l’espoir quant à des avenirs de plus en plus sombres, ceci leur conférant alors un potentiel quasi magique. Ce faisant, ils entraînent des stratégies prospectives et des politiques différentes, voire opposées.

Ce livre décode les fonctions et les puissances politiques du récit et ses enjeux, décrypte et compare les récits d’effondrements afin d’en comprendre les origines, les vertus, les crispations et les affects qu’ils brassent. Il rappelle également que la question des limites est un souci écologique essentiel et une responsabilité collective.

Parution : le 23 septembre 2021 à 10€ aux éditions Utopia.

Alice Canabate est sociologue, rattachée au Laboratoire de changement social et politique de l’université Paris-Diderot, enseignante à Paris 1 et à l’Institut catholique de Paris. Elle est également vice-présidente de la Fondation de l’écologie politique depuis 2017 et membre du conseil d’administration de l’Institut Momentum. Elle a été directrice de la rédaction d’Entropia, revue d’étude théorique et politique de la décroissance de 2012 à 2015.


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