22 novembre 2020

De l’espèce humaine : Un regard philosophique sur la pandémie

Séminaire du 21 novembre 2020 par Flore d'Ambrosio-Boudet

Ce séminaire ne pourra pas faire l’économie du contexte de pandémie. Contexte plutôt qu’objet, la pandémie de covid-19 constituera l’angle à partir duquel je présenterai le travail que j’ai mené, en philosophie, pendant plusieurs années sur le concept d’espèce humaine. Etre membre de l’espèce, être indéfectiblement « de » l’espèce humaine : cela s’éprouve sous la double-face contradictoire de l’universalité et de l’inégalité. Universelle et irréductible condition humaine, celle de la vulnérabilité comme de la conscience ; inégalité de fait dans la possibilité concrète (historique et sociale) de traverser ou de juguler cette vulnérabilité. A partir de cette description, j’exposerai comment penser philosophiquement l’humanité comme espèce humaine, plutôt que comme genre humain ; et comme espèce humaine plutôt que comme espèce seulement biologique. De l’écologie à la pandémie et des violences extrêmes à l’enjeu de la démocratie contre le fascisme, j’éluciderai un point particulier, qui se trouve au fondement de mon regard : on ne peut pas faire n’importe quoi avec les faits, et pas non plus au nom d’eux, qu’il s’agisse de faits naturels ou historiques, ou inextricablement naturels et historiques.

Flore d’Ambrosio-Boudet est docteure en philosophie. Sa thèse de philosophie s’intitule De l’Espèce humaine. Affronter l’urgence écologique avec Robert Antelme et Hans Jonas. Chercheure rattachée au laboratoire Sophiapol et agrégée de philosophie, elle enseigne en lycée en région parisienne.

Le compte-rendu complet de ce séminaire sera bientôt disponible sur ce site.