Assemblée générale et séminaire le 9 octobre 2021

Nous vous convions avec joie à l’Assemblée générale du 9 octobre 2021 de 15h à 18h. Nous présenterons, débattrons et voterons sur le rapport d’activité, le rapport financier,  le budget prévisionnel et élirons le CA. Ensuite, nous voterons sur le projet de nouveau Manifeste et débattrons de la situation écologique. Enfin, nous discuterons des thèmes et des orateurs et oratrices pour intervenir aux séminaires de 2022.
Pour acquérir le pouvoir de vote, vous devez être à jour de cotisation. Pour ce faire, cliquer ici. Nous vous remercions de votre soutien.
Nous aurons justement l’honneur d’échanger autour du nouveau manifeste de l’Institut Momentum présenté en séminaire par Yves Cochet le même jour de 10h à 13h.
Pour assister au séminaire et/ou à l’AG, l’inscription est obligatoire ici.
Vous recevrez alors le lien zoom vous permettant d’assister à ces évènements une semaine en amont.


J.G. Ballard et le cauchemar consumériste

« Les bonnes choses ont toujours un code-barres. »

James Graham Ballard (1930-2009), écrivain britannique né à Shanghai, est l’une des voix les plus puissantes de la science-fiction. Commençant sa carrière par des récits-catastrophe aux accents écologiques, il passe progressivement à l’anticipation sociale.

L’ultra-consommation, l’hégémonie de l’automobile, les enclaves résidentielles surveillées, l’emprise de la télévision, la tyrannie de la publicité… En s’appuyant sur les réalités de son époque, Ballard dépeint dans des romans sans concession, parfois violents et dérangeants, les possibles futurs de notre société.

À l’heure de la publicité ciblée, Thierry Paquot nous montre l’inquiétante actualité d’une oeuvre qui décrit avec brio le cauchemar consumériste de nos vies urbaines.

Parution aux éditions Le passager clandestin, collection “Précurseur·ses de la décroissance” : le 14 octobre 2021 au prix de 10€.

Thierry Paquot est philosophe de l’urbain et essayiste. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages sur l’urbanisation planétaire, la géohistoire de la pensée écologique, les utopies. Ses derniers ouvrages portent sur l’urbanisation : Désastres urbains (La Découverte) et Mesure et démesure des villes (CNRS éditions).

« Précurseur·ses de la décroissance » est une collection dirigée par Serge Latouche pour (re)découvrir une notion neuve mais qui vient de loin et bâtir une nouvelle société centrée sur l’humain.


L’écologie et la narration du pire : récits et avenirs en tensions

Face aux catastrophes annoncées, aux risques d’effondrements et aux désarrois qu’ils suscitent, est apparue en France une « bataille des récits » où s’entremêlent études scientifiques, travaux de vulgarisation, mais également communautés et collectifs affinitaires.

Les « grands récits » des XIXe et XXe siècles ayant fait faillite, il est courant d’entendre aujourd’hui que de nouveaux récits collectifs doivent émerger. Des nouveaux récits dont on attend qu’ils répondent aux inquiétudes et redonnent de l’espoir quant à des avenirs de plus en plus sombres, ceci leur conférant alors un potentiel quasi magique. Ce faisant, ils entraînent des stratégies prospectives et des politiques différentes, voire opposées.

Ce livre décode les fonctions et les puissances politiques du récit et ses enjeux, décrypte et compare les récits d’effondrements afin d’en comprendre les origines, les vertus, les crispations et les affects qu’ils brassent. Il rappelle également que la question des limites est un souci écologique essentiel et une responsabilité collective.

Parution : le 23 septembre 2021 à 10€ aux éditions Utopia.

Alice Canabate est sociologue, rattachée au Laboratoire de changement social et politique de l’université Paris-Diderot, enseignante à Paris 1 et à l’Institut catholique de Paris. Elle est également vice-présidente de la Fondation de l’écologie politique depuis 2017 et membre du conseil d’administration de l’Institut Momentum. Elle a été directrice de la rédaction d’Entropia, revue d’étude théorique et politique de la décroissance de 2012 à 2015.


Des nouvelles de l’Institut Momentum

Compte rendu du Conseil d’administration de l’Institut Momentum du 19 février 2021

Etaient présents en qualité de membres du CA : Alice Canabate, Yves Cochet, Flore d’Ambrosio, Anne Rumin, Luc Semal, Agnès  Sinaï, Mathilde Szuba, Benoît Thévard. Excusés : Philippe Bihouix, Christophe Laurens. Egalement présent : Loïs Mallet, collaborateur bénévole.

Ordre du jour :

  • Renouvellement de la présidence suite à la démission d’Yves Cochet ;
  • Recrutement d’un-e salarié pour assumer le poste de directeur-trice de l’Institut Momentum.

Relevé de décisions :

Yves Cochet préside l’Institut Momentum depuis 2014. A l’issue de ces sept années de dévouement, Yves démissionne de la présidence. Nous avons donc sondé les présent-es afin de recueillir les aspirations de chacun-e. Il en est ressorti trois décisions principales :

  • A l’unanimité, Agnès Sinaï a été désignée comme présidente.
  • Un poste de vice-président a été créé, qui sera assumé par Benoît Thévard, également élu à l’unanimité.
  • Notre ancien stagiaire, Loïs Mallet, sera disponible à partir de septembre 2021 pour occuper le poste de directeur (ou délégué général) de l’Institut Momentum, à temps partiel (4/5ème).

Editions Terre Urbaine

Le nom de la marque éditoriale Terre Urbaine est emprunté au livre éponyme de Thierry Paquot paru en 2006 et réédité en 2016 aux éditions La Découverte. Ce livre et ses « cinq défis pour le devenir urbain de la planète » correspond bien à la ligne éditoriale de la maison. Il donne à voir le processus à l’œuvre à l’échelle planétaire et pointe les cinq défis décisifs qui visent le foncier, les mobilités, l’urgence écologique, la démocratie et l’urbanité combinée à l’altérité qui sont à relever pour sauver cette Terre sans laquelle nous ne pouvons vivre, ou même survivre.

La création de la marque est une initiative d’Anne-Solange Muis, née à l’issue de discussions multiples avec Thierry Paquot rapsode de la revue L’esprit des villes qu’il a fondée en 2013, et de nombreux échanges avec les membres de l’équipe éditoriale. Notre volonté à tous est de placer l’écologie au cœur des démarches programmes, actions, projets, réflexions des faiseurs de ville, en offrant des clés d’approche et de lecture pour faire de la Terre une demeure viable, joyeuse, juste et équitable pour tous.

 

Les deux premiers ouvrages de cette nouvelle maison d’édition sont parus au printemps 2020  :

Ivan Illich

H2O, les eaux de l’oubli

Traduit de l’anglais par Maud Sissung

Préface de Thierry Paquot

En 1984, un groupe d’habitants de Dallas contacte Ivan Illich pour l’interroger sur l’opportunité de créer un lac à l’emplacement de tout un quartier central. Deux camps s’affrontent : les partisans rêvent d’un parc urbain avec un lac, qui serait aussi utilisé comme réservoir pour les eaux usées épurées ; les opposants évoquent le gaspillage des deniers publics. Mais tous s’accordent sur la beauté de l’eau et sa vertu apaisante. Cette ville est agitée par ce débat de manière récurrente. Ivan Illich se rend sur place le temps d’une conférence, invité par le Dallas Institute of Humanities and Culture. « Ce que je veux étudier, explique-t-il, c’est l’historicité de la matière, le sens que l’imagination d’une époque donne à la toile sur laquelle elle peint ses imaginaires. »

La symbolique de l’eau contient en elle une puissance mythologique et son observation déclenche d’innombrables rêveries. Ivan Illich emprunte à l’histoire des villes, à celle des techniques, du corps et de la médecine, des religions, des sensibilités de quoi démontrer que la canalisation de l’eau, sa décantation, son traitement chimique ne suffisent pas à rendre la ville habitable. Habiter exige un rapport direct à la matière et non pas la simple « consommation » d’un « bien » rare, «  géré » techniquement…
L’eau exprime la vie, sa valeur n’a pas de prix.

Thierry Paquot

Demeure terrestre. Enquête vagabonde sur l’habiter

Habiter est le propre des humains, mais nombreux sont celles et ceux qui n’habitent pas et ne peuvent, dès lors, se réaliser pleinement.

Habiter consiste à être-présent-au monde-et-à-autrui, ce qui ne va pas de soi, ne s’apprend pas et n’est pas lié à la qualité de son logement, à la beauté du site où l’on réside, au niveau de son revenu… Habiter revient à faire corps avec le lieu qui nous reçoit autant que nous l’accueillons et le respectons, à tisser d’innombrables relations avec les autres habitants, humains et non-humains, à ménager tout ce qui participe à nos activités, à nos rêves et à nos désirs.

Entremêlant ses souvenirs de lieux fréquentés aux analyses philosophiques des territorialités et des temporalités de notre existence, Thierry Paquot s’emploie dans cet ouvrage alerte et érudit à révéler la richesse existentielle de ce qu’habiter signifie. En compagnie aussi bien de Martin Heidegger que de Gaston Bachelard, Henri Maldiney ou Ivan Illich, il raconte l’histoire chaotique de la prise en considération de cette notion au début des années 1960, d’abord chez les psychologues, puis chez les architectes, les sociologues, les anthropologues et enfin les géographes, avant d’exposer sa propre vision.

Pour lui, nous habitons avant tout notre langue, comme un pays que l’on porte avec soi où que l’on aille.

Ce vagabondage se veut une méditation sur l’être au monde que toute personne se doit de cultiver afin de toujours pouvoir habiter les lieux qui, à leur tour, les habitent…

Extraits de ces ouvrages à retrouver sur le site des éditions Terre urbaine : https://terreurbaine.com


Revue Topophile

Vanessa Alvarado pour Topophile

Alors que la pandémie sévit et que l’humanité se confine, la toute jeune revue Topophile interroge le philosophe de l’urbain et de l’habiter Thierry Paquot à l’occasion de la sortie de son dernier livre Mesure et démesure des villes dont la lecture agréable et érudite s’avère particulièrement stimulante en ces temps de crises. Il y pourfend cette folle quête du toujours plus grand au détriment du toujours mieux ou juste plénitude, narre la grandeur et la décadence des villes, explore des communautés idéales, exalte les pensées bio-régionalistes, entremêle les territorialités et les temporalités de l’existence, prône l’habitabilité et la topophilie…

On découvrira une passionnante série d’entretiens autour de la question de l’habiter et des lieux au temps du Covid-19.

 

Illustration par Vanessa Alvarado pour Topophile

https://topophile.net


Biorégions 2050 : L’Ile-de-France après l’effondrement

L’Ile-de-France est sortie de son bassin de subsistance et ne produit plus que 10 % de ce qu’elle consomme. En 2050, les moyens de transport et la quantité d’énergie disponibles seront radicalement différents et ces changements conduiront à une transformation profonde de l’aménagement des territoires et de la vie qui pourra s’y développer. L’imminence de perturbations systémiques obligera l’Ile-de- France à renoncer à l’efficacité actuelle de son fonctionnement basé sur de grands réseaux d’approvisionnement mondialisés et sur la spécialisation fonctionnelle d’espaces organisés autour d’un seul centre fortement urbanisé. En effet, cette efficacité rend le territoire régional extrêmement vulnérable. Ce sera la fin de la mégalopole parisienne, trop grande, trop dense et extrêmement fragile face aux crises.

L’Institut Momentum a élaboré la vision d’une Ile-de-France sans voitures et relocalisée sur le plan alimentaire. Cette métamorphose vers l’autonomie est assortie d’une forte descente énergétique et de modes de vie sobres, pour en finir avec la prédation métropolitaine sur les ressources globales.

Le résumé est téléchargeable ici, le rapport de 240 pages est également accessible sur ce site.

Biorégions 2050 est le résultat d’un atelier de prospective sur l’Ile-de-France post effondrement conduit avec le Forum Vies Mobiles.


Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre

Les photographies et les dessins accompagnés de textes et de récits des habitants nous rappellent que l’on trouve aujourd’hui sur la ZAD quelque chose d’aussi simple que rare : une manière courageuse et conséquente de faire face au désastre de la vie moderne et au changement climatique en cours.
Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre est un ouvrage coordonné par DSAA Alternatives urbaines avec Cyrille Weiner, Patrick Bouchain, Jade Lindgaard, Christophe Laurens, Building Paris et les éditions Loco. Paru en octobre 2018.

Next – Web série

Dans les années 1970, Dennis Meadows dans son rapport au Club de Rome prévoyait un effondrement de nos sociétés dans les années 2030. Qu’en est-il aujourd’hui et à quoi devons-nous nous attendre dans un futur proche ? Comment vivre, au quotidien, avec ces informations et constats catastrophiques ?

La Web Série Documentaire [NEXT]est produite et réalisée par Clément Montfort.

Le podcast Présages

Présages, c’est le podcast qui questionne l’état de notre monde, les risques d’effondrement de notre civilisation industrielle, et les façons de se préparer à vivre différemment. On y parle de la face sensible de l’anthropocène, en interrogeant des personnes qui s’y intéressent de près.

Pourquoi un podcast sur l’effondrement ? Est-ce que ce n’est pas un peu anxiogène ? est ce que vous n’avez pas plutôt envie d’écouter des histoires positives, qui vous tire hors de la réalité obscure du monde ?

Pour Alexia Soyeux, c’est en faisant face au réel qu’on devient plus fort : on peut regarder le monde avec lucidité et clairvoyance, pour faire jaillir d’autres imaginaires de ce monde d’après, sans céder à la panique ou la paralysie.

Présages, c’est, une semaine sur deux, une conversation, à la rencontre de scientifiques, de littéraires, d’artistes, de personnes engagées, qui ont chacune conscience de l’immensité des bouleversements en cours et à venir ; ils questionnent et remettent en cause le modèle de nos sociétés, de notre planète, ils étudient, alertent, agissent, construisent.