Assemblée générale de l’Institut Momentum le 17 octobre 2020

Nous vous invitons chaleureusement à participer à l’Assemblée Générale de l’Institut Momentum (10h-13h) et au séminaire de rentrée (15h-18h) le samedi 17 octobre 2020.

Ces deux événements pourront uniquement être suivis en ligne en raison de la situation sanitaire. Les éléments de connexion via Zoom vous seront transmis sur inscription. Seuls les membres du Conseil d’administration et notre stagiaire, soit onze personnes au plus, seront présents dans la salle d’où partiront les images de la visioréunion.

Si vous n’êtes pas encore adhérent·e à Momentum, vous pouvez adhérer en ligne sur cette page de notre site. 

L’accès à l’ AG ou au séminaire en numérique demande une inscription obligatoire avant le jeudi 15 octobre, à minuit formulaire framaforms.

Ordre du Jour de l’Assemblée Générale

10h00 – 11h30 : Présentation, débat et votes sur le rapport d’activité (Mathilde Szuba) et le rapport financier (Anne Rumin) de Momentum pour 2019-2020, ainsi que sur les budgets prévisionnels 2021 par Yves Cochet (voir documents plus bas).

11h30 – 13h00 : Débat politique sur l’écologie macronienne et la situation du monde, et sur les thèmes et les orat·rice·eur·s des séminaires pour l’année 2021. À ce propos, chaque membre de Momentum peut nous envoyer (via le formulaire ci-dessus), avant le jeudi 15 octobre, un texte de cinq lignes présentant un thème avec une proposition précise d’orat·rice·eur·s pour le présenter lors d’un séminaire en 2021, s’il en est (si le conditions sanitaires et générales de la France le permettent).

Documents

Rapport moral Momentum 2020Rapport financier Momentum 2020

Editions Terre Urbaine

Le nom de la marque éditoriale Terre Urbaine est emprunté au livre éponyme de Thierry Paquot paru en 2006 et réédité en 2016 aux éditions La Découverte. Ce livre et ses « cinq défis pour le devenir urbain de la planète » correspond bien à la ligne éditoriale de la maison. Il donne à voir le processus à l’œuvre à l’échelle planétaire et pointe les cinq défis décisifs qui visent le foncier, les mobilités, l’urgence écologique, la démocratie et l’urbanité combinée à l’altérité qui sont à relever pour sauver cette Terre sans laquelle nous ne pouvons vivre, ou même survivre.

La création de la marque est une initiative d’Anne-Solange Muis, née à l’issue de discussions multiples avec Thierry Paquot rapsode de la revue L’esprit des villes qu’il a fondée en 2013, et de nombreux échanges avec les membres de l’équipe éditoriale. Notre volonté à tous est de placer l’écologie au cœur des démarches programmes, actions, projets, réflexions des faiseurs de ville, en offrant des clés d’approche et de lecture pour faire de la Terre une demeure viable, joyeuse, juste et équitable pour tous.

 

Les deux premiers ouvrages de cette nouvelle maison d’édition sont parus au printemps 2020  :

Ivan Illich

H2O, les eaux de l’oubli

Traduit de l’anglais par Maud Sissung

Préface de Thierry Paquot

En 1984, un groupe d’habitants de Dallas contacte Ivan Illich pour l’interroger sur l’opportunité de créer un lac à l’emplacement de tout un quartier central. Deux camps s’affrontent : les partisans rêvent d’un parc urbain avec un lac, qui serait aussi utilisé comme réservoir pour les eaux usées épurées ; les opposants évoquent le gaspillage des deniers publics. Mais tous s’accordent sur la beauté de l’eau et sa vertu apaisante. Cette ville est agitée par ce débat de manière récurrente. Ivan Illich se rend sur place le temps d’une conférence, invité par le Dallas Institute of Humanities and Culture. « Ce que je veux étudier, explique-t-il, c’est l’historicité de la matière, le sens que l’imagination d’une époque donne à la toile sur laquelle elle peint ses imaginaires. »

La symbolique de l’eau contient en elle une puissance mythologique et son observation déclenche d’innombrables rêveries. Ivan Illich emprunte à l’histoire des villes, à celle des techniques, du corps et de la médecine, des religions, des sensibilités de quoi démontrer que la canalisation de l’eau, sa décantation, son traitement chimique ne suffisent pas à rendre la ville habitable. Habiter exige un rapport direct à la matière et non pas la simple « consommation » d’un « bien » rare, «  géré » techniquement…
L’eau exprime la vie, sa valeur n’a pas de prix.

Thierry Paquot

Demeure terrestre. Enquête vagabonde sur l’habiter

Habiter est le propre des humains, mais nombreux sont celles et ceux qui n’habitent pas et ne peuvent, dès lors, se réaliser pleinement.

Habiter consiste à être-présent-au monde-et-à-autrui, ce qui ne va pas de soi, ne s’apprend pas et n’est pas lié à la qualité de son logement, à la beauté du site où l’on réside, au niveau de son revenu… Habiter revient à faire corps avec le lieu qui nous reçoit autant que nous l’accueillons et le respectons, à tisser d’innombrables relations avec les autres habitants, humains et non-humains, à ménager tout ce qui participe à nos activités, à nos rêves et à nos désirs.

Entremêlant ses souvenirs de lieux fréquentés aux analyses philosophiques des territorialités et des temporalités de notre existence, Thierry Paquot s’emploie dans cet ouvrage alerte et érudit à révéler la richesse existentielle de ce qu’habiter signifie. En compagnie aussi bien de Martin Heidegger que de Gaston Bachelard, Henri Maldiney ou Ivan Illich, il raconte l’histoire chaotique de la prise en considération de cette notion au début des années 1960, d’abord chez les psychologues, puis chez les architectes, les sociologues, les anthropologues et enfin les géographes, avant d’exposer sa propre vision.

Pour lui, nous habitons avant tout notre langue, comme un pays que l’on porte avec soi où que l’on aille.

Ce vagabondage se veut une méditation sur l’être au monde que toute personne se doit de cultiver afin de toujours pouvoir habiter les lieux qui, à leur tour, les habitent…

Extraits de ces ouvrages à retrouver sur le site des éditions Terre urbaine : https://terreurbaine.com

Revue Topophile

Vanessa Alvarado pour Topophile

Alors que la pandémie sévit et que l’humanité se confine, la toute jeune revue Topophile interroge le philosophe de l’urbain et de l’habiter Thierry Paquot à l’occasion de la sortie de son dernier livre Mesure et démesure des villes dont la lecture agréable et érudite s’avère particulièrement stimulante en ces temps de crises. Il y pourfend cette folle quête du toujours plus grand au détriment du toujours mieux ou juste plénitude, narre la grandeur et la décadence des villes, explore des communautés idéales, exalte les pensées bio-régionalistes, entremêle les territorialités et les temporalités de l’existence, prône l’habitabilité et la topophilie…

On découvrira une passionnante série d’entretiens autour de la question de l’habiter et des lieux au temps du Covid-19.

 

Illustration par Vanessa Alvarado pour Topophile

https://topophile.net

Biorégions 2050 : L’Ile-de-France après l’effondrement

L’Ile-de-France est sortie de son bassin de subsistance et ne produit plus que 10 % de ce qu’elle consomme. En 2050, les moyens de transport et la quantité d’énergie disponibles seront radicalement différents et ces changements conduiront à une transformation profonde de l’aménagement des territoires et de la vie qui pourra s’y développer. L’imminence de perturbations systémiques obligera l’Ile-de- France à renoncer à l’efficacité actuelle de son fonctionnement basé sur de grands réseaux d’approvisionnement mondialisés et sur la spécialisation fonctionnelle d’espaces organisés autour d’un seul centre fortement urbanisé. En effet, cette efficacité rend le territoire régional extrêmement vulnérable. Ce sera la fin de la mégalopole parisienne, trop grande, trop dense et extrêmement fragile face aux crises.

L’Institut Momentum a élaboré la vision d’une Ile-de-France sans voitures et relocalisée sur le plan alimentaire. Cette métamorphose vers l’autonomie est assortie d’une forte descente énergétique et de modes de vie sobres, pour en finir avec la prédation métropolitaine sur les ressources globales.

Le résumé est téléchargeable ici, le rapport de 240 pages est également accessible sur ce site.

Biorégions 2050 est le résultat d’un atelier de prospective sur l’Ile-de-France post effondrement conduit avec le Forum Vies Mobiles.

Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre

Les photographies et les dessins accompagnés de textes et de récits des habitants nous rappellent que l’on trouve aujourd’hui sur la ZAD quelque chose d’aussi simple que rare : une manière courageuse et conséquente de faire face au désastre de la vie moderne et au changement climatique en cours.
Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre est un ouvrage coordonné par DSAA Alternatives urbaines avec Cyrille Weiner, Patrick Bouchain, Jade Lindgaard, Christophe Laurens, Building Paris et les éditions Loco. Paru en octobre 2018.

Next – Web série

Dans les années 1970, Dennis Meadows dans son rapport au Club de Rome prévoyait un effondrement de nos sociétés dans les années 2030. Qu’en est-il aujourd’hui et à quoi devons-nous nous attendre dans un futur proche ? Comment vivre, au quotidien, avec ces informations et constats catastrophiques ?

La Web Série Documentaire [NEXT]est produite et réalisée par Clément Montfort.

Le podcast Présages

Présages, c’est le podcast qui questionne l’état de notre monde, les risques d’effondrement de notre civilisation industrielle, et les façons de se préparer à vivre différemment. On y parle de la face sensible de l’anthropocène, en interrogeant des personnes qui s’y intéressent de près.

Pourquoi un podcast sur l’effondrement ? Est-ce que ce n’est pas un peu anxiogène ? est ce que vous n’avez pas plutôt envie d’écouter des histoires positives, qui vous tire hors de la réalité obscure du monde ?

Pour Alexia Soyeux, c’est en faisant face au réel qu’on devient plus fort : on peut regarder le monde avec lucidité et clairvoyance, pour faire jaillir d’autres imaginaires de ce monde d’après, sans céder à la panique ou la paralysie.

Présages, c’est, une semaine sur deux, une conversation, à la rencontre de scientifiques, de littéraires, d’artistes, de personnes engagées, qui ont chacune conscience de l’immensité des bouleversements en cours et à venir ; ils questionnent et remettent en cause le modèle de nos sociétés, de notre planète, ils étudient, alertent, agissent, construisent.

Penser l’Anthropocène

L’Anthropocène a fait une entrée tonitruante dans la pensée contemporaine. Pour la première fois dans l’histoire de la planète, une époque géologique serait défi nie par l’action d’une espèce : l’espèce humaine. Mais que l’on isole l’humanité en tant qu’acteur unique ou que l’on pointe le rôle récent de la révolution industrielle, c’est toujours une vision occidentale que l’on adopte pour décrire le basculement annoncé, au risque de tenir à l’écart le reste du monde, humain et non humain.

Issu d’un colloque organisé par Philippe Descola et Catherine Larrère au Collège de France, à l’initiative de la Fondation de l’écologie politique, cet ouvrage réunit les contributions de chercheurs d’horizons multiples sur un sujet qui par définition traverse toutes les disciplines. Sans négliger les controverses entre géologues, il prend le parti de la pluralité des récits anthropocéniques, en privilégiant le point de vue des peuples sur un changement qu’ils subissent et que l’on nomme à leur place, et en tenant compte de la dimension sociale, genrée et inégalitaire de la question climatique.

Ouvrant la réflexion à d’autres manières d’habiter la terre, aussi improbables paraissent-elles, il montre que l’avenir n’est pas que le prolongement linéaire du présent.

Rémi Beau, Catherine Larrère (dir.), Penser l’Anthropocène, Presses de Sciences Po, mars 2018. 554 pages, 29 €.

Pour commander l’ouvrage, cliquer ici.

Rémi Beau est docteur en philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Catherine Larrère est professeur émérite de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Ont également contribué à cet ouvrage : Stefan C. Aykut • Bernadette Bensaude-Vincent • Dominique Bourg • Pierre Charbonnier • Yves Cochet • Geremia Cometti • Hiav-Yen Dam • Isabelle Delpla • Philippe Descola • Vincent Devictor • Sébastien Dutreuil • Virginia García-Acosta • Barbara Glowczewski • Tommaso Guariento • Émilie Hache • Clive Hamilton • Elizabeth Hennessy • Alf Hornborg • Dale Jamieson • Pierre de Jouvancourt • Lydie Laigle • Christophe Laurens • Bronwyn Lay • Simon L. Lewis • Sacha Loeve • Michel Lussault • Virginie Maris • Mark A. Maslin • Baptiste Morizot • Germán Palacio • Marie-Hélène Parizeau • Yannick Rumpala • Sebastien Scotto di Vettimo • Atstrid Ulloa • Alberto Vargas

Sommaire :

 Introduction
Rémi Beau, Catherine Larrère 

Chapitre 1 – Humain, trop humain ?
Philippe Descola
Un seul critique
Le système naturaliste
Des réponses globales
L’adaptation
L’appropriation
La représentation

PREMIÈRE PARTIE – RÉCITS ET CONTRE-RÉCITS

Chapitre 2 – Vers une philosophie de l’histoire de l’Anthropocène
Clive Hamilton

Chapitre 3 – L’Anthropocène change-t-il la pensée politique ?
Yves Cochet
L’ignorance politicienne, l’éveil activiste
Les difficultés des chercheurs

Chapitre 4 – Anthropocène, questions d’interprétation
Dominique Bourg
Caractérisation de l’Anthropocène
Quelles interprétations possibles ?

Chapitre 5 – L’an 1610 de notre ère
Une date géologiquement et historiquement cohérente pour le début de l’Anthropocène
Simon L. Lewis, Mark A. Maslin
L’humanité : une superpuissance géologique
Définition du temps géologique
Clous d’or potentiels
1610 après Jésus-Christ
1964 après Jésus-Christ
1610 ou 1964 ?
Pourquoi est-ce important ?

Chapitre 6 – La magie mondialisée du Technocène
Capital, échanges inégaux et moralité
Alf Hornborg
Anthropocène ou Capitalocène ?
La révolution industrielle et l’économie du temps et de l’espace
Économie et moralité
L’argent : le fondement de la technologie
Conclusion

Chapitre 7 – « Tremblez, tremblez, les sorcières sont de retour ! »
Écrivaines, philosophes, activistes et sorcières écoféministes face au dérèglement climatique
Émilie Hache
Récit écoféministe de l’Anthropocène : guerre contre les femmes et destruction du monde
Rêver l’obscur

Chapitre 8 – Entre réconciliation avec la nature et « civilisation écologique »
Comment penser l’Anthropocène en Chine ?
Hiav-Yen Dam et Sébastien Scotto di Vettimo 
L’Anthropocène : un « Sinocène » ?
La question de la nature en Chine : réconciliation ou harmonie ?
L’Anthropocène à l’épreuve du terrain : Hainan, une île laboratoire pour la Chine
Conclusion : comment penser l’Anthropocène en Chine ?

Chapitre 9 – Le conflit des existences à l’épreuve du climat, ou l’Anthropocène revu par ceux que l’on préfère mettre à la rue ou au musée
Barbara Glowczewski et Christophe Laurens 

Chapitre 10 – Sur les ressources de la science-fiction pour apprendre à habiter l’Anthropocène et construire une éthique du futur
Yannick Rumpala
Sur la science-fiction, son imaginaire écologique et son potentiel comme catalyseur de réflexion
Sur l’aide de la science-fiction à la représentation d’enjeux éthiques et à la construction d’une éthique du futur
En guise de conclusion provisoire pour un chantier en devenir

Chapitre 11 – Voir le refuge
Culture visuelle de l’Anthropocène entre catastrophe et construction des niches
Tommaso Guariento
Les fractures de la Modernité
Voir l’Anthropocène : quatre esthétiques

DEUXIÈME PARTIE – HABITER LA TERRE À L’ÂGE DE L’ANTHROPOCÈNE

Chapitre 12 – Porter attention aux espaces de vie anthropocènes
Vers une théorie du spatial care
Michel Lussault
Toujours fragile
De l’intérêt du care
Un care à deux faces
Cinq principes

Chapitre 13 – Les changements climatiques et les enjeux de la santé
Vers une santé écologique ?
Marie-Hélène Parizeau 
Les changements climatiques et leurs impacts sur la santé humaine : quels sont les faits ?
La crise de la définition de la santé de l’OMS
La santé améliorative et le trans/post-humanisme
Vers une santé écologique

Chapitre 14 – Changement climatique et crise des relations de réciprocité dans les Andes péruviennes
Les Q’eros et l’Anthropocène
Geremia Cometti 
L’anthropologie entre dans le débat sur l’Anthropocène
Le changement climatique dans les Andes péruviennes
Les Q’eros face au changement climatique
L’Anthropocène à l’épreuve du terrain
Table des matières

Chapitre 15 – Le devenir du sauvage à l’Anthropocène
Baptiste Morizot
Le sauvage parmi nous
Le sauvage par soi-même
Parmi nous par lui-même
Diplomatie entre cohabitants
Diplomatie de la réconciliation

Chapitre 16 – Les aires protégées dans l’Anthropocène
Quelques pistes pour penser l’adaptation aux changements climatiques
Virginie Maris
Les réponses de la biodiversité aux changements climatiques
Prédire l’effet des changements climatiques sur la biodiversité des aires protégées
De la prévision à l’action, quelles stratégies d’adaptation dans les aires protégées ?
Comment les changements climatiques reconfigurent-ils la justification des aires protégées ?
Sauver cette part du monde que nous n’avons pas intentionnellement créée
Conclusion

Chapitre 17 – La confrontation d’un citoyen zéro carbone déterritorialisé au sein d’une nature carbonée locale-mondiale
Astrid Ulloa
Dynamique du Capitalocène : scénarios d’appropriation, d’expulsion et de dépossession
Politiques mondiales en matière de changement climatique
Politiques environnementales, culturelles et territoriales des peuples autochtones
Justice environnementale relationnelle autochtone
Conclusion : une proposition de justice environnementale relationnelle autochtone

Chapitre 18 – L’Anthropocène en friction
Non-rencontres entre géologie et histoire
Germán Palacio, Elizabeth Hennessy, Alberto Vargas
Sciences naturelles et sciences sociales : deux histoires bien différentes du « mondial »
La friction du passage du local au mondial : la vie sous les néotropiques
Anthropocène : quand la géologie rencontre l’histoire
Conclusion

Chapitre 19 – Catastrophes non naturelles et Anthropocène
Leçons apprises à partir des perspectives

 

L’Entraide, l’autre loi de la jungle

Dans cette arène impitoyable qu’est la vie, nous sommes tous soumis à la « loi du plus fort », la loi de la jungle. Cette mythologie a fait émerger une société devenue toxique pour notre génération et pour notre planète.

Aujourd’hui, les lignes bougent. Un nombre croissant de nouveaux mouvements, auteurs ou modes d’organisation battent en brèche cette vision biaisée du monde et font revivre des mots jugés désuets comme « altruisme », « coopération », « solidarité » ou « bonté ». Notre époque redécouvre avec émerveillement que dans cette fameuse jungle il flotte aussi un entêtant parfum d’entraide…

Un examen attentif de l’éventail du vivant révèle que, de tout temps, les humains, les animaux, les plantes, les champignons et les micro-organismes – et même les économistes ! – ont pratiqué l’entraide. Qui plus est, ceux qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas forcément les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus.

Pourquoi avons-nous du mal à y croire ? Qu’en est-il de notre ten­dance spontanée à l’entraide ? Comment cela se passe-t-il chez les autres espèces ? Par quels mécanismes les personnes d’un groupe peuvent-elles se mettre à collaborer ? Est-il possible de coopérer à l’échelle internatio­nale pour ralentir le réchauffement climatique ?

À travers un état des lieux transdisciplinaire, de l’éthologie à l’anthro­pologie en passant par l’économie, la psychologie et les neurosciences, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle nous proposent d’explorer un im­mense continent oublié, à la découverte des mécanismes de cette « autre loi de la jungle ».


Pablo Servigne et Gauthier Chapelle ont tous deux une formation d’ingénieur agronome et un doctorat en biologie. Ils ont quitté le monde académique pour devenir « chercheurs in(Terre)dépendants ».

Le premier est notamment co-auteur de Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des généra­tions présentes (Seuil, 2015). Le second a coécrit Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015).

Pablo Servigne &Gauthier Chapelle


Date de parution : 11/10/2017
ISBN : 979-10-209-0440-9

22.00 €

Gouverner la décroissance

La décroissance peut-elle devenir un modèle politique alternatif et réaliste ?

Face au risque d’effondrement qui pèse sur nos sociétés industrielles, cet ouvrage défend de nouvelles voies fondées sur la tempérance et le ralentissement : instauration d’un revenu de transition écologique, adossement de la création monétaire aux limites de la planète, rationnement équitable des énergies fossiles, développement de la permaculture, partage du travail, etc. Il présente certaines expérimentations, telle la biorégion de Cascadia, en Californie du Nord.

Bien gouverner la décroissance plutôt que la subir : une nouvelle histoire politique peut s’écrire, où les perspectives ouvertes ne sont pas celles de la crise mais de l’inventivité.

Retrouver les informations et commander l’ouvrage aux Presses de Sciences Po.

Gouverner la décroissance. Politiques de l’Anthropocène III

Agnès Sinaï, Mathilde Szuba (dir.)

Mai 2017, 232 pages, 14 €

Fondatrice de l’institut Momentum, Agnès Sinaï est journaliste environnementale. Elle enseigne en master de sciences et politiques de l’environnement à Sciences Po. Mathilde Szuba est maître de conférences en science politique à Sciences Po Lille (Ceraps, Lille 2) et membre de l’institut Momentum.

Ont également contribué à cet ouvrage : Christian Arnsperger • Ugo Bardi • Dominique Bourg • Julie Celnik • Yves Cochet • Sandrine Rousseau • Benoît Thévard