Evénement : Avant-première de la série Diamant Palace

Première parisienne de la série Diamant Palace avec notamment Agnès Sinaï et Christophe Laurens de l’Institut Momentum. Il s’agit d’un format hybride entre fiction, chronique et documentaire qui se déroule dans une utopie mise en scène dans un théâtre abandonné. (suite…)


Evénement : Naissance de l’Observatoire de la post-croissance et de la décroissance (OPCD)

Le 1er et le 2 avril prochain, Clermont-Ferrand accueille l’événement fondateur de l’Observatoire de la post-croissance et de la décroissance (OPCD). A cette occasion, Alice Canabate et Christophe Laurens, membres du CA de l’Institut Momentum, interviendront.

Scientifiques, chercheurs, militants, économistes et citoyens engagés s’unissent pour promouvoir les principes de la décroissance et ses mises en pratique sur les territoires. Lors de cet événement, hébergé par l’Université Clermont Auvergne et la mairie de Clermont-Ferrand, des conférences participatives auront lieu afin de diffuser les connaissances liées à la décroissance, favoriser la réunion des personnes impliquées dans l’espace francophone et inaugurer l’Observatoire de la post-croissance et de la décroissance (OPCD).

L’Observatoire de la post-croissance et de la décroissance (OPCD) est une initiative collective des acteurs de la recherche, du monde associatif et de citoyens destinée à produire et diffuser des connaissances relatives à la décroissance. La France et plus généralement l’espace francophone ont été le berceau des idées décroissantes et de leurs précurseurs, chercheurs et d’écrivains. C’est cette tradition que l’OPCD souhaite perpétuer.

Inscriptions : https://bit.ly/3Ib99yV
Site de l’Observatoire : https://opcd.co
Programme de ces deux journées : https://opcd.co/programme/


Parution : Pays de l’enfance

L’école n’est pas un lieu ni un bâtiment, c’est un pays de l’enfance. C’est le sens du nouvel ouvrage de notre ami Thierry Paquot.

Dans une école, c’est l’âme de l’enfant qui va grandir,
et le bâtiment doit l’inciter à prendre son essor,
non le comprimer comme une chaussure chinoise. »
 
Hassan Fathy,
Construire avec le peuple, 1969.
Trop rares sont les écoles qui se construisent en prenant en compte les attentes et les souhaits des enfants pour le lieu qu’ils sont amenés, pourtant, à fréquenter environ 8 heures par jour et au moins 36 semaines par an.
Aujourd’hui, les établissements scolaires sont résumés, en priorité, à des programmes devant s’adapter à un nombre, un effectif, une norme d’espace rapportée à un calcul précieux de x enfants, projetée sur une tendance démographique, variant d’un territoire à l’autre.
Une statistique. Voilà à quoi se résume la place de l’enfant dans l’école ou même dans la ville…
Est-ce là un moyen pour l’enfant de tisser une relation pérenne et qualitative avec son territoire de vie ? Quand on comprend l’importance que représente l’école dans le quotidien des plus jeunes, n’est-il pas essentiel de réfléchir à l’architecture et à l’agencement de leur « deuxième maison » ?
La réponse qui semble évidente est celle sur laquelle le philosophe Thierry Paquot a souhaité réfléchir en proposant au lecteur des pistes pour entrevoir une autre place des plus jeunes dans les territoires. Un voyage au Pays de l’enfance, qui est à retrouver en ce moment en librairie.
Pays de l’enfance, Thierry Paquot, collection L’Esprit des Villes, 254 p., 20 €.
Découvrir le livre et se le procurer : https://terreurbaine.com/pays-de-lenfance/

Garden of Virtues

In the final post in this month’s series looking at artist and community responses to extractivism in the Dark Mountain Project, Sylvie Decaux brings a green-fingered resistance story from the heart of Paris. In the summer of 2021, activist groups occupied the ‘jardins ouvriers’ – or working people’s allotments – in the poor suburb of Aubervilliers, in an attempt to defend them from rampant urban planning and privatisation.

“I arrive in the middle of a passionate speech by a lady gardener with long grey hair. She is recounting the story behind the Garden of Virtues. These gardens – jardins ouvriers, or working people’s allotments – in the poor suburb of Aubervilliers, are being plundered by Grand Paris Aménagement, the administration in charge of urban planning and development in the Paris region. It is the sad but old story of privatising public space, concreting over the few remaining green places in the interest of real estate speculation.”

Read the article (published the 20th december 2021).

Sylvie Decaux is Associate Professor of English, Communications and Publishing Studies at the University of Paris. As a committed environmentalist, she is involved in the ‘Collective for the Gonesse Triangle and Transition Towns’ movement. Her hobbies are creative writing and cycling. She lives in Paris with her partner and has two grown-up children.


Parution : Walter Benjamin & La Tempête du progrès

À l’heure où la course au progrès est plus que jamais d’actualité, Agnès Sinaï met en lumière toute l’actualité du penseur Walter Benjamin.

Philosophe, traducteur, voyageur, critique d’art et de littérature, les étiquettes sont multiples pour désigner Walter Benjamin (1892-1940). Considéré comme l’un des plus grands théoriciens du XXe siècle, ce philosophe flâneur dénonçait déjà « l’illusion du progrès ».

Dévoilant le fétichisme de la marchandise, Benjamin analyse comment le capitalisme marque la culture et les imaginaires. Refus de l’utile, droit à la flânerie, renversement révolutionnaire, harmonie entre nature et humanité… sont selon lui autant de ferments d’utopies pour résister à l’uniformisation du monde.

« Il se peut que les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans le train tire les freins d’urgence. »

Parution : nouvelle édition, 17 février 2022, Le passager Clandestin, coll. « précurseur.ses de la décroissance », 128 pages, 10€.

Cliquer pour vous procurer le livre.


Evénement : Quel(s) paysage(s) pour l’Anthropocène ?

Agnès Sinaï tiendra une conférence sur les paysages de l’Anthropocène le jeudi 3 février 2022 à l’Académie du Climat.

Après avoir expliqué ce qu’est l’Anthropocène, Agnès Sinaï décrira quelques-uns des « paysages » que cette nouvelle ère géologique, marquée par les activités humaines, génère. Elle montrera aussi, en creux, ce qu’il est possible de réaliser pour contrecarrer l’effondrement annoncé…

Cette conférence s’inscrit dans les Conversations autour du vivant. Conçu et animé par le Philosophe Thierry Paquot, il s’agit de la proposition 2022 du cycle de conférences Nature Technique & Territoire en partenariat avec l’ESAJ et l’Académie du Climat.

Lieu et date : Académie du climat, 2 place Baudoyer, 75004 Paris, jeudi 3 février, 19h00-20h30.

Inscription et passe sanitaire obligatoires : www.eventbrite.com/cc/cycle-de-conferences-esaj-60549

Le programme du cycle complet : Conference-esaj-2022-Academieduclimat

 


[Vidéo] Table Ronde des EGPU : Décroissance et Effondrement

Lors des Etats Généraux du Post-Urbain (EGPU), Alice Canabate est intervenue à la table ronde Peut-on encore se passer de décroissance pour éviter les effondrements ?

Elle insiste sur l’épaisseur de la pensée du basculement et de ses fondements rationnels. Elle défend l’idée que la décroissance constitue un projet total de société qui ne peut être réduit à l’économique ou à un simple chemin. La société de la décroissance est au contraire une fin en soi vers laquelle il nous faut tendre.

Alice Canabate termine en citant René Char : « A chaque effondrement des preuves le poète répond par une salve d’avenir ».


Parution : Politiques de l’Anthropocène

Âge de l’épuisement des ressources, du bouleversement des cycles naturels, l’Anthropocène s’illustre par la rapidité des transformations thermo-industrielles du système-Terre. En dépit de cette accélération sans analogue, les sociétés contemporaines continuent de se nourrir de valeurs obsolètes. La croissance est l’une d’elles.

D’où l’impératif de déconstruire un imaginaire productiviste qui ignore la nature et les contenus de la production ; de penser des politiques de l’Anthropocène qui se fondent sur l’acceptation de seuils et de limites. Envisagée ici comme un projet égalitaire plutôt que comme une injonction à diminuer le produit intérieur brut, la société décroissante cherche à éviter le délitement des liens, à maintenir les conditions d’habitabilité de la Terre dans une décence commune.

Cette réédition de la trilogie des Politiques de l’Anthropocène entend y contribuer. Cet ouvrage, publié dans la collection « Références » des Presses de Sciences Po, témoigne du chemin intellectuel parcouru par l’Institut Momentum au cours de la dernière décennie, un chemin partagé avec l’idée de décroissance dans ce qu’elle a de plus lucide.

Politiques de l’Anthropocène, Agnès Sinaï (dir.) : Penser la décroissance, Economie de l’après-croissance, Gouvernement de la décroissance (co-dirigé avec Mathilde Szuba)

Détails : novembre 2021, 598 pages, 23 €, pour se le procurer : cliquez ici.

Auteur.e.s : Christian Arnsperger, Ugo Bardi, Philippe Bihouix, Christophe Bonneuil, Dominique Bourg, Thierry Caminel, Alice Canabate, Hugo Carton, Julie Celnik, Yves Cochet, Paul Jorion, Virginie Maris, Dennis Meadows, Dominique Méda, François Roddier, Sandrine Rousseau, Alice Le Roy, Luc Semal, Agnès Sinaï (dir.), Mathilde Szuba (dir.), Benoît Thévard.


Vidéo : Quoi comprendre de la collapsologie ?

Réparer le futur, c’est d’abord savoir le raconter.

Retrouvez l’enregistrement d’Alice Canabate et Bruno Villalba autour d’une discussion animée par la journaliste Elsa Landard sur le catastrophisme ambiant et en particulier la collapsologie.

Quoi comprendre de cette proposition projective ? L’écologie a-t-elle la possibilité de porter un récit qui ne soit pas celui du « pire » ? L’éco-anxiété doit-elle nous inquiéter ? Ou inversement y a-t-il une vertu à la peur ? Que répondre aux nombreux détracteurs de la collapsologie ? Une rencontre qui vous propose de plonger dans la complexité des récits pour mieux en saisir les enjeux.

Le festival des idées a eu lieu à la Bellevilloise (19-21 rue Boyer, Paris XXe) le vendredi 19 novembre 2021 à 14h.

Photo : Image tirée de La Planète des singes
(Franklin Schaffner, 1968), crédit Alamy.


Topophile a fêté ses deux ans

Nous nous sommes retrouvé.e.s le vendredi 19/11 en soirée pour célébrer l’anniversaire de la revue !

Lancée en grande pompe le 14 novembre 2019 à l’Oratoire des Grands Voisins, privée de célébration en 2020 à cause de la pandémie, la revue a été heureuse de nous convier le vendredi 19 novembre à partir de 18h à une soirée commensale et conviviale pour savourer le chemin parcouru et goûter l’horizon attendu. Le rendez-vous a eu lieu en salle des fêtes de l’Académie du climat, 2 place Baudoyer, 75004 Paris.

Ce fut l’occasion de se rencontrer autour d’un verre et d’un repas : lecteurs & lectrices, auteurs & autrices, donateurs & donatrices, ami·e·s & soutiens, potophiles & rhapsodes.